Le Chœur virtuel de l’Acadie amorce son sprint de fin d’année avec deux nouvelles productions en chantier. Est-ce la fin d’un cycle? Une fois le financement épuisé, les créateurs de ce projet rassembleur se disent prêts à examiner toutes les avenues possibles pour poursuivre l’aventure.

Le Chœur virtuel de l’Acadie qui a vu le jour avec le début de la pandémie s’est engagé à mettre en valeur des œuvres du répertoire acadien. Ils ont réalisé cinq productions audiovisuelles de chansons acadiennes. Des pièces de Zachary Richard, Nancy Breau, Calixte Duguay, des chants de Noël et un folklore font maintenant partie de leur collection. Pour leur sixième production, ils ont choisi de s’attaquer à Ode à l’Acadie de Suzanne Hébert, une auteure-compositrice-interprète native d’Edmundston décédée en 2019. Le couple Marc-André Pelletier et Chantal Doiron-Pelletier essaie de choisir des pièces qui représentent un peu tous les coins de l’Acadie. Un pot-pourri de deux chansons de 1755 est aussi en préparation. Le chœur dévoilera sous peu le titre des pièces choisies. Marc-André Pelletier rêvait de produire des chansons du répertoire de la formation acadienne légendaire.

«Moi personnellement j’adore cette musique-là. Je crois que c’est quand même important parce qu’on veut faire rayonner la musique d’avant, traditionnelle, mais aussi la musique un peu plus nouvelle. C’était un peu un rêve que nous avions au début, de faire une pièce avec 1755 puis finalement, on est rendu là.»

«J’ai adoré travailler avec eux. Ce qui était différent cette fois-ci, c’est qu’on les a enregistrés en présentiel. Ils se sont réunis dans une salle et on les a enregistrés en live.»

La production d’Ode à l’Acadie devrait être terminée d’ici novembre. Les arrangements de Rachel Léger sont faits, les chefs de chaque section ont enregistré leur interprétation et c’est maintenant au tour des choristes d’apprendre la pièce et d’envoyer leurs vidéos d’ici le 11 octobre. Par la suite, le tout sera envoyé aux monteurs visuels et sonores pour une sortie prévue en novembre.

Quant aux pièces de 1755, les créateurs attendent les nouveaux arrangements de Justin Guignard avant d’entreprendre l’enregistrement. Ils envisagent de faire paraître cette nouvelle production en décembre.

Plus de 130 choristes ont pris part à la dernière production de la chanson Cap Enragé. Les créateurs comptent bien réunir à nouveau au moins 100 choristes.

Trouver du financement?

Le Chœur a reçu des subventions totalisant 45 000 $ des gouvernements provincial et fédéral (notamment en passant par le Conseil provincial des sociétés culturelles) pour mener à bien ses projets. Tous les fonds auront été dépensés d’ici la fin de l’année. Le Chœur virtuel de l’Acadie est prêt à poursuivre ses activités pourvu qu’il trouve du nouveau financement.

«Pour l’instant, on n’a pas demandé nécessairement d’autres subventions. On va voir comment ça va avancer et si on peut en avoir d’autres», a mentionné M. Pelletier.

Celui-ci précise que la porte est grande ouverte aux suggestions et aux options possibles. Ayant récolté cinq nominations aux Prix Musique NB, le chef de choeur et enseignant de musique a bon espoir de trouver des appuis.

«Est-ce qu’il y aura d’autres organisations qui viendront nous prêter main forte. On serait prêt à ça. Il y a déjà des membres qui nous demandent ce qu’ils peuvent faire pour nous aider. On est prêt à continuer, mais est-ce qu’on ira à sept, huit chansons par année encore, ça je ne le sais pas», a indiqué Marc-André Pelletier, précisant qu’ils ont appris beaucoup de choses depuis un an et demi.

Les responsables souhaitent que le chœur demeure le plus inclusif possible. Il regroupe bien sûr des choristes qui ont fait partie de différents ensembles, mais aussi des gens qui en sont leur première expérience de chant choral.

«Ça donne la chance à des gens qui n’ont pas nécessairement chanté dans des chorales de faire partie de ça. Il y en a qui ont commencé ça et ils veulent maintenant s’inscrire dans une chorale», a-t-il ajouté.

Celui-ci se réjouit de voir que le projet contribue à revigorer cet art bien ancré dans le patrimoine acadien. Si le projet continue, ils ont l’intention d’interpréter à nouveau des chansons de l’Acadie, mais peut-être aussi d’élargir leur répertoire afin d’inclure des pièces de la Francophonie qui ont influencé la musique acadienne.

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