Le rêve de Star Académie demeure bien présent chez de jeunes chanteurs en Acadie qui aspirent à vivre de leur musique. L’équipe de la télé-réalité est de passage à Moncton et Bathurst dans le cadre de la tournée des auditions.

Pour Michaelle Bibeau de Dieppe, 20 ans, il s’agit d’une deuxième expérience. En 2020, elle a fait les auditions, mais elle n’a pas été retenue. Après avoir reçu un courriel l’invitant à se présenter à nouveau devant les juges de Star Académie, elle s’est lancée une seconde fois.

«J’étais encore indécise, mais quand j’ai vu le courriel, c’était comme un signe. Je me suis dit je vais y aller, je n’ai rien à perdre», a raconté la chanteuse en entrevue dans un hôtel du centre-ville de Moncton où se sont déroulées les auditions.

La jeune femme qui chante depuis l’enfance et qui a suivi des cours de chant, rêve de participer à cette émission depuis qu’elle est toute petite. Elle a regardé toutes les émissions.

«Ce serait vraiment un rêve d’apprendre les techniques des juges incroyables, puis de faire les galas, de chanter à Star Académie et de sortir de ma zone de confort», a exprimé celle qui étudie en criminologie à l’Université de Moncton.

Avant de pousser la porte de la salle d’audition, la jeune interprète qui n’a pratiquement jamais chanté devant un public a ressenti une grande nervosité.

«C’est comme au primaire quand on faisait des présentations orales puis qu’on veut tellement avoir une bonne note et bien faire. Il faut juste prendre des respirations et se calmer. C’est dur de respirer dans des moments comme ça quand tu veux vraiment quelque chose.»

En plus des juges assis à la table, une petite équipe technique se trouvait aussi dans le studio pendant les auditions.

«La nervosité fait faire des petites erreurs»

Michaelle Bibeau a interprété une première pièce Say something de Christina Aguilera et A great big world et puis les juges lui ont demandé de présenter une seconde chanson en français. Elle a chanté Comme je te dirais de Renee Wilkin. Elle estime que l’audition s’est relativement bien passée, mais elle croit qu’elle aurait pu faire mieux.

«C’est sûr que la nervosité fait faire des petites erreurs, mais j’ai tout le temps vu dans les émissions qu’il faut juste continuer et ignorer quand on a fait une erreur. Ça arrive à tout le monde donc c’est correct, «the show must go on», a déclaré celle qui s’était préparée avec soin avec l’aide de sa professeure de chant.

Son audition a duré environ dix minutes. En sortant du studio, elle a éprouvé un grand soulagement et une immense fierté.

«C’est un bon sentiment d’avoir fini quelque chose dont on rêve depuis qu’on est toute petite parce que je l’ai finalement fait», a confié la chanteuse qui ne saura que dans quelques semaines si elle est choisie pour le camp de sélection.

Beaucoup de talent

Depuis le début de la tournée, les juges Marie-Eve Riverin et Rosalie Dumas ont vu près de 2000 personnes en audition. D’après l’équipe, ceux qui se présentent cette année sont déterminés plus que jamais. En mi-journée, dimanche, les juges avaient déjà vu de très bons candidats à Moncton.

«Les jeunes qui viennent nous voir ne sont vraiment pas gênés. Je les trouve tout de suite à l’aise. C’est comme si je ne voyais pas le stress, je ne le sens pas. Ils sont super souriants, avenants et ils ont des voix très fortes et très solides», a affirmé Rosalie Dumas.

Marie-Eve Riverin note qu’un grand nombre de chanteurs de la région, dont plusieurs sont autodidactes, s’accompagnent eux-mêmes avec des instruments.

«La plupart nous disent, j’ai tout appris chez nous ou par la famille. On sent que la musique c’est quelque chose de très familial aussi. C’est sûr que ça se démarque aussi par la couleur des accents. Tout ça, c’est vraiment le fun.»

En 2020, un seul Acadien, Olivier Bergeron, de Kedgwick, avait été retenu pour le camp de sélection. Les deux juges encouragent les chanteurs qui ont déjà auditionné ou fait partie du camp de sélection à se présenter de nouveau.

«C’est important qu’ils reviennent car ce n’est pas nécessairement parce que ça n’a pas marché l’an dernier que ce ne sera pas leur année cette année. Des fois c’est une question de casting, le talent est là, on a des coups de coeur justement comme pour Olivier», a indiqué Marie-Eve Riverin.

Verra-t-on un Acadien faire son entrée à l’académie cet hiver?

«C’est sûr que ce serait le fun puis en même temps, on n’a aucune carte qui nous dit d’en faire un par région. C’est sûr que dans notre for intérieur ce serait très chouette, mais il faut que le talent soit aussi avec tout le monde», a commenté Rosalie Dumas.

Les deux juges rappellent qu’il n’y a que 15 chanteurs qui seront admis à l’académie alors que les coups de coeur sont souvent beaucoup plus nombreux. Elles recherchent avant tout des artistes de talent qui se démarquent et sont polyvalents.

Cette année, elles notent le côté créatif des candidats. Plusieurs arrivent en audition avec leurs propres compositions.

Après Moncton, l’autobus de Star Académie reprend la route pour s’arrêter à Bathurst lundi.

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