Après 30 ans de musique, Joseph Edgar n’a rien perdu de la fougue qui l’anime lorsqu’il monte sur scène. Son plus récent projet, Peut-être un rêve, témoigne de l’univers éclaté de l’auteur-compositeur-interprète de Moncton.

Joseph Edgar débarque en Acadie avec son nouveau spectacle inspiré de son 8e album Peut-être un rêve. Les années ont passé et petit à petit, il a fait son chemin comme il l’entend, parfois même de manière inattendue.

Peut-être un rêve est constitué de deux mini disques surprises qui sont devenus un album vinyle, puis un spectacle.

«Je ne savais pas que j’allais faire un deuxième EP et je ne savais même pas que j’allais faire un premier EP. Le spectacle est ficelé autour de ces sorties-là. Bien sûr, on fait aussi des chansons plus anciennes du répertoire, les plus connues, mais tout est mélangé dans un genre de thématique de rêve. Des chansons qui embarquent les unes sur les autres», a expliqué Joseph Edgar.

C’est un concert conçu pour les salles avec une touche théâtrale, a fait savoir le chanteur-poète.

«On a du fun et il y a une belle énergie qui s’enchaîne et j’ai bien hâte de montrer ça à ma gang de Moncton et de l’Acadie.»

Si en 2019, il s’est tourné vers d’autres projets artistiques laissant entendre qu’il ne produirait plus de disque, la pandémie est venue tout chambouler. La création musicale l’a rattrapé rapidement. La musique est toujours demeurée sa première passion depuis 1991. En se donnant une petite pause, il a retrouvé l’inspiration.

«Trente ans plus tard, quand je finis un show, je me dis que j’aime donc bien ça. Je me sens vivant. Je sens que quelque part même si ce n’est pas le gros vedettariat, il y a des gens qui sont à l’écoute, il y a des gens qui aiment ça. Je suis chanceux que ça continue à sortir, je suis chanceux d’avoir encore toute la fougue que j’avais en 1991.»

Pas besoin d’être une étoile au sommet du panthéon de la musique pour rayonner. L’artiste a toujours tenu à apposer sa propre signature à sa musique et à suivre son propre rythme. Il ne se donne pas trop d’échéanciers de production d’albums.

«Quelque part, ça garde vivant. Sans dire que j’ai un produit qui est complètement original, j’ai quand même tenu mon bout, de faire ça à ma façon. Souvent l’éponge se remplit beaucoup plus vite que je m’y attends et tout d’un coup ça sort.»

Au cours des derniers mois, il a présenté son spectacle une vingtaine de fois, principalement au Québec. Il n’a pas donné de spectacle en salle à Moncton depuis plus de deux ans. Ses concerts à Tracadie et à Moncton concluent sa tournée en 2021.

«On espère qu’en 2022, on va pouvoir en faire d’autres spectacles, mais ça, c’est à voir. On voulait faire plus de spectacles en Acadie, mais avec la pandémie, tout le monde était tellement dans l’incertitude.»

L’émotion risque d’être au rendez-vous pour ses deux derniers concerts de l’année. Au fil des représentations, il aime ajouter ou modifier des éléments au spectacle afin de le peaufiner. «La peinture n’est jamais sèche quand ça vient à des shows live. Après chaque représentation, j’ai d’autres idées.»

Sur la scène, il est entouré de Jocelyn Gagné à la basse, de Jeanne Buisson-Latulippe à la voix, de Francis Roberge à la batterie et de Sunny Duval à la guitare.

Cet hiver, il se concentrera sur le projet d’opéra autour de l’oeuvre de Jack Kerouac, dans lequel il tient le rôle-titre. L’album de l’opéra paraîtra en février prochain. Par la suite, le spectacle qui a été remis en 2022 partira en tournée.

Le concert de Joseph Edgar est présenté jeudi à la salle Sr Berthe-Fauteux à Tracadie et vendredi au Théâtre Capitol à Moncton.

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