Le film Mona de Xavier Gould a été couronné de la Vague du meilleur court métrage acadien au 35e Festival international du cinéma francophone en Acadie.

Le FICFA a remis ses prix La Vague jeudi soir à Moncton. Six œuvres ont été récompensées par les jurys, tandis que quatre films ont reçu des mentions spéciales. Parmi les cinq courts métrages acadiens en compétition, c’est le film de Xavier Gould mettant en vedette Samuel Landry, coscénariste, qui a remporté les honneurs.

Le jury a été séduit par le côté authentique et vulnérable, le personnage principal touchant, sans filtre et avec une confiance inébranlable, ainsi que par les images «shakys», la recette de cocktail phénoménal et surtout son message d’espoir et d’ouverture.

«On est super ‘‘primé’’ parce qu’on vient d’apprendre qu’on reçoit le prix la Vague pour le meilleur court métrage acadien. Cette bourse va aller pour notre projet de film futur», a déclaré Xavier Gould par le biais d’une courte vidéo depuis Montréal.

Le prix La Vague ACIC/ONF est d’une valeur de 5000$ en service technique pour le prochain projet du lauréat.

Sébastien Lord-Émard, membre du jury courts métrages, a souligné que le choix a été difficile, tellement les cinq propositions étaient excellentes, diversifiées et rafraîchissantes. Il a confié que le jury a ressenti de grandes émotions en visionnant Mona.

La Vague Unis TV du meilleur long métrage de fiction canadien est allée au film Les oiseaux ivres d’Ivan Grbovic. Le jury qui a vu 19 longs métrages en compétition au cours de la dernière semaine a été conquis par l’originalité et la pertinence du scénario. Ils ont souligné la qualité du jeu des acteurs, de la direction photo, de la direction artistique et de l’ensemble de la réalisation.

Un film qui les émus, bouleversés et fait réfléchir. Les oiseaux ivres a été choisi pour représenter le Canada aux Oscars.

Le prix du Meilleur long métrage de fiction internationale a été décerné à Un monde de la réalisatrice belge Laura Wandel. La cinéaste a confié être touchée par cette distinction, récompensant ainsi sept années de travail. Le film suit des enfants dans une cour d’école.

«Ce qui nous a vraiment bouleversés dans ce film-là, c’est que les enfants se font violence les uns aux autres et les dynamiques changent d’un instant à l’autre. On s’aime, on se déteste, on veut se tuer, on veut se faire des câlins et puis il n’y a aucune logique à tout ça et quand on a mis ça en parallèle avec les autres films, c’était très émouvant de voir que les adultes se font violence de la même façon, mais à un moment donné, ils devraient peut-être savoir mieux. Ce qui était étouffant en regardant Un monde, c’était de le regarder en tant qu’adulte et d’être dans l’impossibilité d’intervenir et d’aider ces jeunes-là, donc c’est vraiment venu nous chercher», a expliqué Pierre-André Doucet, membre du jury.

Des mentions spéciales ont été décernées au film d’animation Archipel du Québécois Félix Dufour-Laperrière et à Un autre monde du cinéaste français Stéphane Brizé.

Le film Zo Reken d’Emmanuel Licha (Québec) a remporté la Vague du meilleur moyen ou long métrage documentaire. Le jury a été séduit par ce périple chargé d’émotion.

«Grâce à sa direction photo éblouissante et immersive, on embarque dans un symbole du pouvoir occidental où non seulement on regarde, mais on se sent regardé, et ça, ça nous conduit à l’autocritique. On sort du Zo Reken habilement bousculé comme des passagers plus conscients de notre place à bord.»

Une mention spéciale a été accordée au documentaire Femmes suspendues de Merieme Addou.

La Vague du meilleur court métrage canadien a été remise au film Les grandes claques d’Annie St-Pierre qui a explosé de joie en apprenant qu’elle venait de recevoir ce prix. C’est le film La ressource humaine d’Adriana Da Fonseca (Belgique) qui a été récompensée de la Vague du meilleur court métrage international. Lost dans l’paradise de Virgile Ratelle a reçu une mention spéciale du jury courts métrages.

Clôture du FICFA

Après huit jours de festivités, Dominique Léger, responsable de la programmation, a parlé d’une semaine magique et chargée d’émotions avec plusieurs moments forts. Le drame romantique Une histoire d’amour et de désir de Leyla Bouzid clôture le 35e FICFA vendredi.

La séance affiche déjà complet. Ce film met en scène une histoire d’amour toute simple sur fond de littérature interprétée avec conviction.

Ahmed, un Algérien de 18 ans, de la cité en banlieue parisienne s’éprend de Farah, une jeune tunisienne pleine d’énergie nouvellement arrivée à Paris. Ils ont tous les deux entrepris des études en lettres à la Sorbonne.

En découvrant la littérature érotique et sensuelle arabe, Ahmed et Farah tombent amoureux l’un de l’autre. Bien qu’Ahmed sera envahi par le désir, il tentera d’y résister par pudeur.

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