Stéphane Richard, un artiste natif de Saint-Grégoire dans le comté de Kent, est établi depuis plus d’une vingtaine d’années dans la vallée d’Annapolis en Nouvelle-Écosse.

Saint-Grégoire? C’est une petite communauté située entre Saint-Antoine et Bouctouche. «C’est vrai qu’à Saint-Grégoire, il y a une partie qui allait à l’école à Bouctouche et l’autre à Saint-Antoine, moi j’allais à Saint-Antoine», affirme Stéphane Richard.

L’Acadien d’origine s’est beaucoup promené au cours de sa vie. Après avoir terminé ses études en éducation à l’Université de Moncton, il est allé enseigner quelques années en Louisiane. «Je suis revenu au Nouveau-Brunswick en 1999, pour accepter un poste d’enseignant en Nouvelle-Écosse», explique celui qui est devenu conseiller en orientation.

Il a eu l’occasion d’enseigner l’art plastique au cours des années. «Je dessinais un peu lorsque j’étais au secondaire. Ça m’a tout le temps intéressé, confie l’artiste acadien. J’ai étudié une année en arts visuels à l’Université de Moncton.»

Après cette année-là, il a changé de direction et s’est dirigé vers le domaine de l’éducation. «Je me suis dit qu’à l’école, il y a plus d’enseignants en sciences humaines qu’en arts. En fait, ça m’a servi par la suite, car ils ont vu que j’avais une formation en arts. Ça m’a ouvert des portes», raconte-t-il.

En 1990, il avait exposé ses œuvres à la Galerie sans nom de Moncton. «C’était des œuvres plutôt dans le pop-art, exprime-t-il, dans l’art commercial, bandes dessinées, que je ne fais plus maintenant. J’ai changé mon fusil d’épaule. Ça ne veut pas dire que je n’y reviendrai jamais. On suit nos intérêts.»

Pour l’instant, l’artiste acadien aime peindre des paysages de la vallée d’Annapolis. «Je prends des photos et des fois, ces photos vont tourner en peinture.» C’est ainsi qu’il procédait lorsqu’il a commencé à peindre des paysages. Il a développé d’autres intérêts. À l’époque, il a été caricaturiste pendant quelques mois pour l’ancien hebdomadaire Pro-Kent. «C’était juste avant que je parte pour la Louisiane. Ça m’a amené à faire des peintures de ce genre-là», se rappelle celui qui utilise l’acrylique dans son travail de création.

Stéphane Richard a exposé ses œuvres l’automne dernier à la Galerie Léger-Comeau de l’Université Sainte-Anne en Nouvelle-Écosse. – Gracieuseté

L’Acadien fait également de la gravure. «C’est encore dans les œuvres de la nature», dit-il.

Stéphane Richard a aussi découvert l’abstrait. «Je fais ça pour me changer les idées, des fois. Je joue aussi de la musique, mais ça n’a pas rapport», dit-il en riant. Il évolue à la batterie avec un groupe de blues dans la vallée d’Annapolis.

L’éducateur de formation vit actuellement à Port Williams en Nouvelle-Écosse. Il travaille à l’école Rose-des-Vents de Greenwood.

Depuis 1994, ses œuvres ont été exposées à différentes galeries au Nouveau-Brunswick, en Louisiane et en Nouvelle-Écosse. Sa dernière exposition remonte à l’automne dernier, à l’Université Sainte-Anne. Quelques-unes de ses œuvres peuvent être vues à la Dart Gallery à Dartmouth et à la Round Hill Gallery à Annapolis Royal en Nouvelle-Écosse. Il est également membre du centre 7arts de Greenwood. «On est un club d’une dizaine de membres qui donnent des cours aux adultes et aux jeunes, dans différents domaines de l’art», affirme-t-il.

Stéphane Richard ne ferme pas la porte à la possibilité de venir exposer ses œuvres, un jour, dans son patelin à Bouctouche.

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