Plusieurs fois ovationnés, Lisa LeBlanc, 1755 et Émilie Landry ont offert un beau voyage musical traversant une gamme d’émotions devant une salle presque comble au Playhouse à Fredericton, vendredi soir. «Enfin la gang est arrivée!», a lancé Roland Gauvin, visiblement heureux de se retrouver sur scène devant un public pour cette soirée 100% acadienne présentée dans le cadre des festivités de l’Association de la musique de la côte Est.

Le groupe acadien légendaire qui célèbre plus de 45 ans de carrière est apparu sur scène dans un tonnerre d’applaudissements. La formation a fait le tour de ses classiques allant de La gang arrive à Vivre à la Baie, en passant par Rue Dufferin, CB Buddy, Le monde qu’on connaît, Le monde a bien changé (intronisée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens) pour terminer avec La maudite guerre et le traditionnel solo de batterie de Ronald Dupuis.

Le public qui a embarqué dès les premières notes en chantant avec le groupe en a redemandé. Pierre Robichaud et ses acolytes sont revenus sur scène pour interpréter Le jardinier du couvent en rappel. Il étaient très attendus des spectateurs qui retrouvaient ainsi leurs chansons avec un plaisir chaque fois renouvelé. Comme l’a souligné une spectatrice, c’est peut-être une des dernières fois qu’on a la chance de les voir tous ensemble sur scène à Fredericton.

 

«C’était un grand spectacle, un beau spectacle. Ce sont des amis, on les a suivis toute notre vie. On vieillit tous, eux autres avec, mais quand même ils ont donné un excellent concert», a exprimé un spectateur Charles Bernard de Balmoral.

Avec un brin d’humour, de la simplicité et une aisance hors du commun, Roland Gauvin et Pierre Robichaud aiment bien s’amuser avec leur âge, raconter quelques anecdotes croustillantes entre les chansons. À plusieurs reprises, ils ont remercié le public de les avoir suivis pendant toutes ces années. «On est vraiment fier de nos artistes acadiens parce qu’on s’aperçoit qu’on prend notre place», a affirmé Roland Gauvin.

Le groupe 1755 qui a clôturé la soirée était ravi de partager la scène avec d’autres artistes de l’Acadie.

La flamboyante Lisa LeBlanc

Juste avant la prestation de 1755, la flamboyante Lisa LeBlanc s’est littéralement emparée de la scène. Vêtue de noir étincelant et d’une cape de paillettes dorée, la chanteuse de Rosaireville est apparue devant la foule dans une forme époustouflante pour présenter son nouveau spectacle inspiré de son plus récent album Chiac Disco. Accompagnée de quatre musiciens, dont Benoît Morier à la basse et Sunny Duval à la guitare, Lisa LeBlanc propose un spectacle qui déménage, très funky et festif. Elle est renversante. Tantôt à la guitare, tantôt au banjo, elle a livré les pièces de son nouvel album avec conviction, en plus de puiser dans ses autres disques français et anglais. Quelle énergie!

«Lisa ça m’a surpris, c’est incroyable, plein de vie, tu vois son accent acadien et de cœur. C’était super beau. On a 56 ans et ç’a nous ramené jeune de nouveau», a déclaré Michel LeBlanc à Fredericton

La foule l’a saluée par une ovation bien sentie.

«C’est pour Lisa que je venais, mais 1755 ç’a ajouté, c’était un bonus. Lisa LeBlanc, elle est colorée avec toutes ses palettes. Son style disco ça va chercher toute une gamme d’émotions, les gens embarquent avec elle, c’est une star, elle est en montée fulgurante, elle surprend tellement de gens avec son énergie. Elle est restée simple et authentique. Même si elle a une popularité au Québec, elle revient ici, elle est humble, elle est elle-même, elle est vraie. Elle est facile d’approche», a commenté une autre spectatrice, Johanne LeBlanc.

Celle-ci a ajouté avoir fait une belle découverte avec Émilie Landry qui a donné le coup d’envoi au spectacle. Accompagnée de deux musiciens, Samuel Robidoux et Matt Boudreau, l’auteure-compositrice-interprète de Campbellton a livré un beau tour de chant, principalement composé des chansons de son album Arroser les fleurs. L’artiste a offert aussi un petit aperçu de son prochain disque à venir, dont une ballade country inspirée de son coin de pays. En entrevue avant le spectacle, Émilie Landry a dit se sentir choyée et privilégiée de faire partie de cette soirée acadienne.

«C’est un rêve, c’est un honneur de pouvoir partager la scène avec Lisa LeBlanc, elle est tellement cool, ç’a été une inspiration pour moi quand j’étais ado quand elle a sorti son premier album. Moi ç’a changé ma vie. Puis évidemment 1755, ce sont des icônes de l’Acadie, ils ont des chansons qui ont traversé le temps. Déjà de partager la scène avec eux, j’étais très émue d’avoir la chance de faire ça. Ç’a créé de beaux moments de partage», a-t-elle confié.

Le festival et la conférence de l’AMCE se terminent dimanche.

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