Seule manifestation du genre au Nouveau-Brunswick, le festival féministe Miroir/Miror de Moncton, du 15 au 18 juin, s’est donné comme mission de mettre en lumière la parole et la créativité des femmes et davantage de diversité sur la scène culturelle.

Si au cours des dernières années, des festivals dans la province font des efforts pour offrir de plus en plus une programmation diversifiée qui inclut des femmes, il reste que certains événements continuent de programmer essentiellement des artistes masculins, note la porte-parole de Miroir/Miror, Lucie Aounetse. On peut citer en exemple la programmation majoritairement masculine du Ribfest 2022 à Moncton.

«Le Ribfest est un grand exemple du manque de femmes et de francophones», souligne la porte-parole du festival Miroir/Miror.

Il n’est pas le seul dans cette situation cet été. On a juste à regarder de plus près la programmation de certains méga concerts et événements.
La coopérative culturelle La Nuée, qui organise le festival pour une deuxième année, propose un genre d’examen de conscience collectif visant à accentuer la diversité culturelle, les femmes et les personnes des communautés LGBTQIA2s+ dans les programmations de festivals.

«C’est aussi d’avoir un espace où ces personnes pourraient s’exprimer de façon libre et sécuritaire et de façon décomplexée. On veut apporter un peu de fraîcheur dans le paysage culturel et avoir des voix qui sont un peu différentes de celles auxquelles nous sommes déjà habitués ici.»

La programmation de Miroir/Miror, bien qu’encore modeste, propose des activités et des rencontres dans plusieurs disciplines artistiques: musique, art médiatique, séances de courts métrages en plein air, littérature et conférences sur divers sujets. Les organisateurs ont créé des partenariats avec d’autres organismes dont la Galerie Sans Nom, le Festival international du cinéma francophone en Acadie, le Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick et le Festival Frye.

«Tout s’est mis ensemble de manière assez naturelle.»

Une résidence artistique collaborative, réunissant Angie Richard de Moncton, Stellaleona de Saint-Jean et Kama La Mackerel, artiste trans de Montréal, prend place à la Galerie Sans Nom pour quatre jours. Le fruit de leur création sera présenté dans une performance multidisciplinaire samedi. Ces trois artistes oeuvrent dans des champs différents, tels que la poésie, les arts médiatiques et la musique, a indiqué Lucie Anouetse.

Le programme comprend aussi une rencontre littéraire avec l’autrice Ayelet Tsabari en direct d’Israël et animée par Geneviève Dupuis, ainsi qu’une conférence sur l’art et la maternité avec Annie France Noël et Émilie Turmel. Une fête pluridisciplinaire clôturera le festival.

Les artistes invitées sont toutes des femmes ou des personnes non binaires, précise la porte-parole.

«Cette année, on a des sujets qui tournent autour de la maternité la construction identitaire et aussi du parcours personnel de chaque personne. La résidence artistique va tourner autour de l’identité et du voyage.»

Selon Lucie Aounetse, le festival peut compter sur des appuis financiers des gouvernements fédéral et provincial, ainsi que d’organismes communautaires de la grande région de Moncton, d’entreprises privées et de quelques commerces locaux. Toutes les activités sont gratuites et les festivaliers sont invités à donner ce qu’ils veulent comme prix d’entrée.

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