L’artiste multidisciplinaire Guéganne Doucet est décédée paisiblement le 27 août à l’âge de 85 ans, des suites d’une courte maladie.

Originaire de Baie-Sainte-Anne, de souche acadienne et autochtone, Guéganne Doucet aimait expérimenter différents styles artistiques. En grandissant, elle a développé un vif intérêt pour l’art qui s’est manifesté dans le dessin, la photographie, la peinture et plus tard, la sculpture sur pierre.

L’artiste visuelle, peintre et sculptrice a remporté de nombreux prix au cours de sa vie, dont plusieurs distinctions sur le plan international.

En 2006, à Paris, elle reçoit la plus haute distinction du Salon international de l’Académie européenne des arts-France, en reconnaissance de son talent exceptionnel et pour marquer l’aboutissement de son travail.

Quelques années plus tôt, en 2002, elle a reçu la Grande médaille d’or rayonnement universel au Salon d’automne international des beaux-arts de Montréal.

Parmi ses premières distinctions d’ordre international, on note la médaille d’or reçue à la Biennale internationale Dell’Arte Contemporanea en Italie, en 2001.

«Elle était une artiste extraordinaire et d’une grande générosité, déclare l’artiste Georgette Bourgeois. Elle était très enracinée dans la culture autochtone. Ses œuvres représentaient beaucoup le peuple autochtone.»

Georgette Bourgeois décrit aussi Guéganne Doucet comme une personne authentique. Les deux artistes ont été impliquées dans un projet commun en France en 2004, dans le cadre du 400e anniversaire de la fondation de l’Acadie.

«On avait exposé à Gordes, en Provence. On était impliquées dans ce projet-là ensemble. Nous étions 14 artistes. C’était un honneur de participer à un projet comme ça en France avec elle», rappelle Georgette Bourgeois. Elle affirme avoir appris à connaître Guéganne Doucet beaucoup mieux lors de ce voyage.

Guéganne Doucet aime expérimenter différents styles artistiques. – Acadie Nouvelle: Mario Tardif

Malgré son âge avancé, Guéganne Doucet continuait de créer ses œuvres. «Maintenant tu as vu, je ne peux pas marcher. Du moins c’est très difficile», avait-elle expliqué lors d’un entretien chez elle en mai dernier.

En dépit de sa condition précaire, elle avait décidé de ne pas se laisser abattre par la maladie et poursuivre ses activités artistiques mais avec certaines restrictions. «Je ne peux plus voyager, je ne peux pas marcher et j’ai 85 ans, mais j’ai toute l’expérience et les études que j’ai faites toute ma vie. Maintenant c’est là», avait-elle raconté.

«Je n’ai pas été en France pour avoir la gloire, j’ai été en France pour savoir si mon art était bon», disait-elle. L’expérience outre-mer a été un tremplin pour elle, pour ne pas dire une consécration, en se distinguant à différents événements d’envergure.

Guéganne Doucet vivait à Shediac avec son mari Leonard depuis plusieurs années. Le couple a eu trois fils.

Elle a écrit: «La langue et les chansons du début de la création résonnent dans mes rêveries, et le réconfort se trouve dans ce lieu sacré appelé Art.»

logo-an

private

Vous utilisez un navigateur configuré en mode privé ou en mode incognito.

Pour continuer à lire des articles dans ce mode, connectez-vous à votre compte Acadie Nouvelle.

Vous n’êtes pas membre de l’Acadie Nouvelle?
Devenez membre maintenant

Retour à la page d’accueil de l’Acadie Nouvelle