Salué par une vibrante ovation, Louis-José Houde a conquis la foule au Théâtre Capitol, samedi soir. Dans son nouveau spectacle Mille mauvais choix, l’humoriste vedette offre un récit inspiré de sa vie personnelle sur fond de rock progressif, en concluant sa formidable prestation sur une note néo-brunswickoise.

Figurant parmi les humoristes québécois les plus aimés en Acadie, Louis-José Houde a offert trois spectacles à guichets fermés au Théâtre Capitol, samedi et dimanche. L’artiste était heureux de retrouver le public de Moncton après quelques années.

«Je suis fier de faire trois spectacles en français à Moncton. Vous direz à votre premier ministre que je me propose dans votre programme d’immersion française», a lancé l’humoriste en concluant son spectacle devant quelque 800 spectateurs. La foule s’est levée d’un bond pour l’acclamer.

Il traite de regrets, de déceptions, d’égarements et surtout de ruptures amoureuses qui constituent la trame de son récit. Il rend hommage à la vie et au génie du chanteur et du batteur du groupe de rock progressif canadien Rush. Même si c’est un véritable spectacle d’humour où l’on rit pratiquement du début à la fin, il reste qu’il aborde certains sujets plus sombres et sensibles où il dévoile des pans de sa vie personnelle.

«Je sais que d’habitude, je fais de l’humour qui rejoint tout le monde, mais pas ce soir», ironise-t-il en ouverture de spectacle. L’autodérision et le cynisme sont au rendez-vous. C’est un Louis-José Houde plus posé, vrai, en pleine possession de ses moyens, qui s’est présenté sur scène samedi.

«Ça fait plusieurs fois que je vois Louis-José Houde en spectacle, puis je suis toujours surpris de la connexion qu’il a avec les spectateurs. On se reconnaît tous un petit peu dans ce qu’il raconte. Il rit de lui-même sur scène, mais ça nous permet de rire de nous-mêmes un petit peu à côté. J’ai certainement ri pendant toute l’heure et demie que le spectacle a duré jusqu’à en avoir mal aux mâchoires», a exprimé un spectateur Darren Martin qui a bien apprécié ce côté un peu plus profond de l’humoriste. Une belle évolution, note-t-il.

«J’ai l’impression que je le connais presque personnellement avec toutes les histoires qu’il nous raconte. J’ai bien apprécié d’avoir un petit peu de tristesse si on veut à l’intérieur des blagues. Ça faisait très actuel», a poursuivi Darren Martin.

Sa vie intime

En 2019, l’humoriste s’est retrouvé célibataire. Il nous raconte que ses plus grands regrets sont de ne pas être encore père et sa participation à l’émission Les recettes pompettes.

«J’habite seul dans une grosse maison où t’es pas supposé vivre seul…», souligne celui qui décrit avec énormément de fantaisie son immense demeure dans un quartier d’Outremont (à Montréal) où il est pratiquement le seul à ne pas avoir d’enfants.

Comment trouver l’âme sœur sans chercher? S’enchaîne ainsi une suite de blagues plus hilarantes les unes que les autres où il est question, entre autres, d’enfants, de relations, de vie d’un privilégié hors norme, de santé mentale, d’antidépresseur, de vie de chalet, de pandémie et bien d’autres sujets, tournant souvent autour de sa rupture amoureuse.

«C’est la 4e ou 5e fois que je le vois, il était fidèle à lui-même. Je pense que c’est parce qu’il est très honnête et transparent. C’est beaucoup des petites parcelles de sa vie. On se reconnaît là-dedans. […] Je suis contente de le retrouver. Son commentaire à la fin prouve que peu importe où il va dans les régions qu’il visite, il prend toujours le temps de s’informer et de bien connaître son public», a commenté Isabelle Lévesque.

Monique Chiasson est venue spécialement de Bathurst rejoindre sa fille Ève Chiasson, 19 ans, qui voyait pour la première fois un spectacle d’humour. L’étudiante universitaire a adoré son expérience et l’ambiance dans la salle. Selon sa mère, c’est un privilège d’avoir des spectacles en français de cette qualité, avec des artistes que l’on voit à la télévision et au cinéma.

«Nous comme famille, on est descendu de Bathurst venir rejoindre nos deux enfants (à l’université) et c’est une belle soirée pour nous et surtout de les exposer à l’importance de la culture francophone, canadienne.»

Celle-ci a apprécié aussi le fait que l’humoriste s’intéresse à l’actualité du Nouveau-Brunswick.

«Nous aussi on consomme la culture francophone du Québec, et qu’un artiste québécois s’intéresse à ce qui se passe chez les francophones du Nouveau-Brunswick, c’est formidable. Il a bien fini son spectacle», a ajouté Monique Chiasson.

La première partie du spectacle était assurée par l’humoriste québécois d’origine française et marocaine Neev, qui a livré une solide prestation aux accents du monde, absolument délirante.

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