Couronné de la Vague Léonard Forest du meilleur long métrage acadien au 36e Festival international du cinéma francophone en Acadie, pour son documentaire Croque-mort, c’est beau la vie!, le réalisateur Georges Hannan était visiblement ému. «Merci, c’est très touchant», a déclaré le cinéaste de Moncton qui souhaite partager ce prix avec son équipe et les participants du film.

La remise de prix s’est déroulée au Centre culturel Aberdeen à Moncton, jeudi soir, à la veille de la clôture du FICFA. Les trois jurys de professionnels ont décerné sept prix La Vague, ainsi que quatre mentions spéciales. L’humanité, l’audace, la diversité et l’originalité des œuvres ont été récompensées.

Dans la catégorie des longs métrages acadiens, quatre œuvres très différentes l’une de l’autre, étaient en compétition.

Dans ses commentaires, le jury a souligné l’audace du montage et de la trame sonore du film de Georges Hannan, qui offre un regard humoristique sur un sujet qui nous concerne tous. Un documentaire qualifié de rafraîchissant.

«La compétition était forte, les quatre films valent la peine d’être vus. Je n’aurais pas voulu avoir la job du jury de choisir et de dire c’est cette personne-là qui gagne. Je suis très ému», a confié Georges Hannan en entrevue.

Son film traite de l’industrie funéraire, sous l’angle humain. Une oeuvre qui ne laisse personne indifférent. Ironiquement, le réalisateur a essuyé plusieurs refus de producteurs, avant que l’ONF accepte de produire le film.

«Je suis content que l’ONF ait été assez ‘‘weird’’ pour prendre le projet en main», a poursuivi le cinéaste qui remporte ainsi son premier prix au FICFA comme réalisateur.

Le docu-fiction L’Ordre secret de Phil Comeau a reçu pour sa part une mention spéciale pour sa lumière importante vers l’histoire de l’Acadie et de la francophonie canadienne, à travers une quête personnelle qui met en valeur la profondeur de la recherche documentaire.

GendrBendr de Joe Nadeau a obtenu la Vague du meilleur court métrage acadien ACIC/ONF. Angie Richard, membre du jury, a souligné l’approche décomplexée d’un sujet très personnel, sa grande force d’évocation et son énergie contagieuse; en espérant qu’iel puisse continuer de «queerer» l’Acadie et la culture acadienne dans les années à venir. Joe Nadeau n’était pas présent·e à la cérémonie. Le jury a ajouté une mention spéciale à Peinture noire de Laura De Decker.

Le film français Les années Super 8 d’Annie Ernaux et de David Ernaux-Briot a remporté la Vague du meilleur moyen ou long métrage documentaire. Témoin d’une époque, ce film a conquis le jury par le dialogue entre les archives familiales et la narration de l’écrivaine Annie Ernaux.

Seize œuvres étaient en compétition pour la Vague Unis TV du meilleur long métrage de fiction canadien. C’est le film ontarien Rosie de Gail Maurice qui a remporté la palme. Suzanne Cyr a indiqué que le jury a été touché par le profond humanisme de cette œuvre qui aborde des réalités sociales difficiles, mais qui demeure lumineuse en célébrant la diversité et la résilience.

Le jury a choisi à l’unanimité le film franco-belge Close de Lukas Dhont qui s’est vu remettre la Vague du meilleur long métrage de fiction international. Le Prix du meilleur court métrage canadien revient au film Paradoxe d’Aimé Majeau Beauchamp (Québec), tandis qu’une mention spéciale a été décernée à Nid d’oiseau de Nadia Louis-Desmarchais (Québec). La comédie dramatique Fairplay de Zoel Aeschbacher (France) s’est distinguée dans la catégorie des courts métrages internationaux. Le jury a également décerné une mention spéciale à Khadiga de Morad Mostafa (Égypte).

La Vague Coup de coeur sera remise après le festival à la suite du vote du public.

 

Les cinéphiles au rendez-vous

Après neuf jours d’activités, le FICFA se termine vendredi avec la comédie française Coupez! de Michel Hazanavicus. La directrice générale du festival, Mélanie Clériot, dresse un bilan positif des festivités. Elle estime que le festival a rejoint entre 18 000 et 20 000 personnes, incluant un nombre record de 14 000 élèves pour les tournées scolaires.

«On a eu une excellente participation, beaucoup d’énergie de la part du public, on a eu au-dessus de 3000 personnes aux séances de projection et du volet art médiatique sans compter toutes les expositions et les activités parallèles.»

Selon Mélanie Clériot, les gens avaient besoin de se retrouver en personne et de vivre cette expérience du cinéma en salle et de rencontres avec les cinéastes. Quelques séances ont affiché complet, dont les deux soirées au Théâtre Capitol, les projections acadiennes, ainsi que celles du volet art médiatique.

Dominique Léger, responsable de la programmation, a souligné le côté humain du festival, avec des moments marquants et de belles rencontres.

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