En tournée au Nouveau-Brunswick, l’auteur-compositeur-interprète Miro se propose de faire découvrir son univers pop teinté de sonorités soul, R&B et hip-hop et ses chansons inspirées par le temps qui passe.

La musique de Miro Belzil s’inscrit dans le courant actuel de musique urbaine francophone. Sur son plus récent album Sablier, il signe des collaborations avec certains musiciens de la scène pop, dont Eli Rose, Mike Clay et Georgette.

Au Québec, on le reconnaît, entre autres, pour avoir livré une prestation au sommet de la tour du Stade olympique à Montréal.

En Acadie, l’artiste qui a déjà offert une vitrine à la FrancoFête, est un peu moins connu du public. Même si ses deux premiers spectacles en Acadie n’ont pas attiré de grandes foules, il se réjouit de la réaction des spectateurs.

«Il n’y a pas beaucoup de monde aux spectacles, mais le monde qui est là s’allume pendant le show. Nous avons d’excellents commentaires et
des ovations debout.»

«C’est vrai que particulièrement les jeunes au niveau de la culture, ce n’est pas nécessairement ce qu’ils consomment, cette espèce de musique urbaine francophone, c’est peut-être loin d’eux», a affirmé le chanteur et musicien au cours d’un entretien téléphonique depuis Saint-Quentin.

Il se voit davantage comme un défricheur pour cette première tournée en sol acadien. Entouré d’une claviériste, d’un batteur et de DJ Unpier, le chanteur transforme les salles en piste de danse.

«C’est quand même une musique qui s’apparente à la musique électronique donc le fait d’avoir ces instruments sur scène, ça ajoute un côté organique, un côté live qui fait que le party pogne à chaque fois qu’on arrive dans une place. On arrive aussi avec de nouvelles chansons qui pourraient être sur le troisième album.»

Ses débuts

Le musicien natif de Granby au Québec a d’abord été initié à la musique classique très jeune. Fortement encouragé par sa mère, il a suivi des leçons de violoncelle dès l’âge de 3 ans.

«Pour être honnête, c’est un peu ma mère qui m’obligeait à suivre des cours de violoncelle quand j’étais petit, mais je pense que ça a vraiment développé ma rigueur et ça fait en sorte que ça a développé mon oreille et ma volonté de faire de la musique et de créer.»

La musique pop et urbaine l’a toujours habité. Dès l’adolescence, Miro a formé des groupes avec ses amis et ses cousins. Il s’amusait déjà à enregistrer des chansons qu’il avait composées.

«Ce désir de créer de la musique était très fort en moi déjà à cet âge-là. Au secondaire, je me suis parti aussi des groupes un peu plus punk rock. On s’amusait à faire des spectacles et j’ai eu la piqûre, ça ne m’a jamais quitté.»

Au début de la vingtaine, il a fondé un groupe pop francophone humoristique intitulé Blé qui a connu un certain succès et qui a donné des spectacles au Nouveau-Brunswick.

Même si aujourd’hui, il se tourne davantage vers le chant et la guitare, le violoncelle n’est jamais très loin dans ses bagages.

«Quand j’arrive avec mon violoncelle pour quelques chansons, ça crée une grande réaction chez le public parce qu’on n’est pas vraiment habitué à voir un violoncelle dans un groupe pop-rock. Je pense que je vais l’utiliser davantage et intégrer ma formation classique dans un troisième album sur lequel je travaille en ce moment.»

Mélodies accrocheuses

L’artiste commence par créer les mélodies pour ensuite écrire les paroles qui viennent se greffer aux airs accrocheurs.

«J’essaie d’intégrer les paroles dans la mélodie un peu comme on essaie de faire un casse-tête.»

Tous ses questionnements existentiels de la mi-vingtaine ont nourri la création de ses deux premiers albums.

«Ces questionnements ont définitivement eu un impact sur ce que j’avais à dire et même sur le deuxième album Sablier où ça parle encore une fois beaucoup du temps qui passe. Je pense qu’avec la maturité qui arrive, je réalise que je suis de plus en plus là où je devrais être.»

Passionné par la réalisation musicale, il veut de plus en plus produire son propre matériel. Le travail de studio l’enchante. Un peu introverti, il aime ce travail solitaire de création de sons en studio.

«Quand après ça, on part en tournée, ça me sort de ma zone de confort, ça me fait du bien, ça me motive. J’ai toujours eu une préférence pour ce travail de création.»

Pour son troisième album, il veut le réaliser entièrement et y apporter une ambiance plus organique avec des amis musiciens pour jouer des instruments en studio. Il entame la préproduction dans quelques semaines.

La tournée de Miro se poursuit jusqu’au 26 novembre. Après avoir joué à Edmundston et à Saint-Quentin, il s’arrête à Saint-Jean, le 22 novembre, à Tracadie, le 23 novembre, à Bathurst, le 24 novembre et à Moncton, le 26 novembre.

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