La féerie du ballet Casse-Noisette est de retour au Théâtre Capitol à Moncton. Près de 120 danseurs, accompagnés de l’ensemble Tutta Musica, donneront vie à ce grand classique du temps des fêtes.

Depuis 13 ans, l’Académie de ballet classique et de danses modernes (ABC) produit le Casse-Noisette au Théâtre Capitol. Ce sont environ 200 personnes, incluant les 117 danseurs qui oeuvrent dans cette production d’envergure. Les élèves du Théâtre jeunesse, de l’Académie, des parents, des invités de la communauté ainsi que le danseur montréalais Alessandro Nicolosi incarnent ce ballet inspiré du conte d’Hoffman.

Ils sont accompagnés par les musiciens de l’ensemble Tutta Musica dirigé par Antonio Delgado.

En coulisse, tout le monde s’active à créer ce spectacle très attendu du public. Beaucoup de fébrilité règne dans les loges. La musique emblématique de Tchaïkovski se fait entendre partout dans le théâtre. La finissante Joannie Blanchard de Dieppe qui a commencé à jouer dans ce spectacle à l’âge de 5 ans en est à sa dernière année. Celle qui joue le rôle de la tante de Clara adore son expérience. Les danseurs se préparent à jouer dans cette production depuis septembre.

«On est toujours excité et c’est très attendu. C’est vraiment plaisant d’année en année de découvrir de nouveaux rôles. On a vraiment hâte à cette période de l’année. C’est sûr que ça prend beaucoup de temps et de patience, de pratiques pour se perfectionner, mais quand ça vient à la fin de semaine du Casse-Noisette, ça vaut la peine d’avoir accompli tout ce travail-là», a exprimé l’artiste de 17 ans.

Des surprises

Chaque année, les concepteurs apportent quelques nouveautés, que ce soit aux chorégraphies, aux costumes ou encore aux décors. Certaines chorégraphies sont retouchées et réinventées.

«Il y a toujours des petites surprises pour tout le monde», affirme la directrice de l’ABC, Suzanne Bourque.

Les danseurs incarnent des personnages différents d’une année à l’autre. La Dieppoise Érika Gauvin s’apprête à revêtir pour la première fois les habits du Roi des souris, en plus d’incarner des rôles de fleurs. En tant que Roi des souris, elle est entourée de très jeunes danseurs. Elle est là pour les accompagner et les guider. Son grand défi est aussi d’apprendre les numéros qu’elle danse avec le Prince qui est arrivé à Moncton lundi. Ce dernier qui en est à sa deuxième année dans la production est très enthousiaste. Le spécialiste de danse contemporaine et de jazz, qui a succédé à Alex Francoeur dans le rôle du Prince, était loin de s’imaginer qu’il allait un jour danser ce ballet.

«C’est vraiment différent pour moi, mais j’ai envie de revenir à Moncton toutes les années. Je connais maintenant le show et la chorégraphie, je veux juste faire mieux que l’année passée», a partagé Alessandro Nicolosi.

Selon Suzanne Bourque, le danseur apporte une touche spéciale au personnage et il a développé une belle complicité avec les autres artistes. L’ambiance est à la fête.

«Le mot de l’année c’est qu’on vibre dans la positivité. Les enfants ont quand même beaucoup souffert avec la pandémie et la santé mentale de tout le monde est un peu fragile. […] C’est comme si la vie avait recommencé et on est parti à 150 milles à l’heure. Nous sommes là pour s’appuyer», a confié la directrice.

Ambiance familiale

Même si ce spectacle nécessite une montagne de travail, Suzanne Bourque n’a pas l’intention d’abandonner. De toute façon, les élèves de son école ne le lui permettraient pas, avance-t-elle. De nouvelles générations de danseurs font maintenant partie du spectacle.

«J’ai moi-même ma fille Chloé qui est dans la production depuis qu’elle a 5 ans. Elle a maintenant 9 ans, elle a plusieurs rôles. Elle a plus hâte au Casse-Noisette qu’elle a hâte à Noël et je pense qu’elle n’est pas la seule. C’est le moment fort de l’année.»

La production de ce ballet correspond aux valeurs d’entraide et à l’esprit de famille qu’elle veut créer au sein de son académie.

«Les plus jeunes regardent les plus vieilles agir, les plus vieilles prennent les plus jeunes sous leur aile, elles les rassurent si elles sont nerveuses. Le fait que c’est un spectacle féerique, ça se prête vraiment bien aux valeurs de l’académie et à l’esprit du temps de fêtes.»

Cette année, le personnage de la Mère gigogne sera dansé par Catherine Bourgeois au lieu d’être simplement une poupée gigantesque. La fée dragée sera interprétée par Ève Belliveau et Amélie Richard, deux finissantes de l’Académie.

«Puisque c’est ma dernière fois dans la production, c’est certainement une année complexe en émotions. Nous avons la chance de jouer un des rôles primés des finissantes, ce qui est une expérience incroyable, mais il y a aussi beaucoup de tristesse à savoir que cette merveilleuse tradition se termine pour nous», a exprimé Ève Belliveau, finissante de l’école Mathieu-Martin.

Le ballet Casse-Noisette sera à l’affiche du Théâtre Capitol vendredi, samedi et dimanche. Quatre représentations sont prévues (deux en matinée les 10 et 11 décembre et deux en soirée les 9 et 10 décembre).

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