Une nouvelle école de musique à Caraquet devrait ouvrir ses portes à l’automne 2023. Imaginé par Chloé Breault et Tanya Brideau, le projet d’apprentissage musical francophone Trémolo qui est encore en chantier comportera trois volets, dont une Académie pour les jeunes artistes de 10 à 17 ans.

L’auteure-compositrice-interprète Chloé Breault et la directrice du Gala de la chanson de Caraquet Tanya Brideau partageaient le rêve de fonder une école de musique depuis longtemps. Le projet sera porté par le Gala de la chanson de Caraquet afin d’assurer sa viabilité et sa pérennité, précisent les fondatrices.

«Ça va être porté par le gala parce qu’on veut que Trémolo ait une longue vie. Le fait que ce soit porté par un OSBL (Organisme sans but lucratif) qui a 55 ans, s’il y a quelque chose qui arrive que moi ou Chloé on a d’autres projets, il va toujours y avoir une équipe derrière ça qui va la mener», a expliqué Tanya Brideau qui en assurera la direction générale.

Le projet Trémolo a commencé à prendre forme il y a environ deux ans après que Chloé Breault ait été embauchée comme formatrice et directrice musicale au Gala de la chanson de Caraquet. Les deux amies de longue date y songeaient depuis un certain temps.

La fermeture de l’Académie de musique d’Isabelle Thériault en 2016 a laissé un grand vide dans la communauté, note Chloé Breault. Celle-ci a d’ailleurs fait ses débuts en musique dans cette école, lui donnant ainsi l’élan et l’étincelle pour se lancer dans une carrière musicale.

«C’est sûr que pour moi tout a débuté à l’Académie. Je ne faisais pas de musique avant ça. Je ne serais pas en train de vous parler tout de suite (du projet d’école) si je n’avais pas été là», a indiqué celle qui coordonnera la nouvelle école.

Quand elle est revenue dans la Péninsule acadienne après ses études, l’artiste native de Bertrand a fait une première tentative d’ouvrir une école, mais à elle seule, la tâche était immense. C’est pour cette raison qu’elles ont décidé de fonder l’école à deux et de faire porter le projet par un organisme bien établi.

Le concept reprend un peu le modèle artistique de l’Académie Isabelle Thériault, mais en élargissant le projet à trois volets avec plusieurs professeurs.

Le premier volet sera une Académie de musique qui rassemblera 15 jeunes de 10 à 17 ans sélectionnés en audition. Ce programme mené par trois professeurs qui s’étendra sur toute l’année permettra aux Académiciens de s’initier à l’interprétation et à la composition. Ils seront appelés à donner deux spectacles devant public afin de mettre en lumière leurs créations.

Tanya Brideau ne pense pas qu’il existe ce genre de programme d’éducation musicale intensif dans la Péninsule acadienne, bien que d’autres organismes offrent des cours de musique privés.

Ouvert à toute la collectivité

Le second volet sera récréatif et s’adressera à l’ensemble de la collectivité en offrant un éventail de cours de musique pour tous les âges.
Le troisième volet, appelé Hub Molo, sera constitué d’un espace multifonctionnel de rassemblement pour les gens de la communauté qui veulent étudier, travailler, discuter. Il sera aussi destiné aux cours collectifs de chorales et autres activités.

L’école Trémolo devrait ouvrir ses portes à l’automne 2023 à Caraquet. Les fondatrices soulignent qu’elles ont obtenu des appuis financiers, mais les détails du financement et du budget sont encore en élaboration. L’école sera logée dans un édifice à Caraquet et le lieu choisi sera annoncé au cours des prochains mois.

«Actuellement, on est vraiment au tout début. On commence seulement à en parler (ouvertement). C’est un projet qui, selon nous, appartient
aussi à la communauté», a affirmé Tanya Brideau.

Elles sont à la recherche de professeurs. Il y aurait de l’intérêt et elles ont certains professeurs en vue. Quant au nombre d’élèves dans le volet récréatif et au type de cours de musique offerts, cela dépendra de la sélection des professeurs.

Miser sur le français

Avec cette école, Tanya Brideau et Chloé Breault espèrent rejoindre les jeunes et insuffler de l’activité culturelle dans la vie communautaire.

«C’est forger et solidifier notre identité collective communautaire. Je trouve important d’amener ça en français aussi. Ce n’est pas pour rien que le Gala de la chanson portera ce projet, c’est parce que nous avons les mêmes valeurs. On veut que les jeunes soient intéressés par notre répertoire musical francophone, puis on veut qu’ils créent en français», a soutenu Tanya Brideau.

Chloé Breault qui mène une carrière musicale francophone depuis ses débuts a envie de montrer aux jeunes que c’est «cool de chanter et de composer en français» et de s’inspirer des artistes francophones de l’Acadie.

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