Jalapeño Papa débarque avec un nouvel album qui explore l’amour et la vie en ligne. Réalisé par son ami de longue date, l’auteur-compositeur-interprète P’tit Belliveau, Internet Boyfriend navigue entre le funk, le hip-hop et l’électro pop.

Deuxième micro album d’Adam Coulstring alias Jalapeño Papa, Internet Boyfriend est le premier opus qu’il fait paraître depuis sa victoire au Gala de la chanson de Caraquet en 2019.

Ce disque est né de ses réflexions sur l’amour et la vie d’un trentenaire dans les années 2020. Le projet a émergé à une période où il était nouvellement célibataire. C’est à travers sa musique qu’il exprime ses émotions.

«Je sortais d’une relation et c’était tout nouveau pour moi ce monde des applications de «dating» (rencontre) […]. La dernière fois que j’étais célibataire, je n’avais pas fait de «dating» (rencontre) et c’est à travers le projet de Jalapeño Papa que j’ai pu en apprendre plus», a déclaré l’auteur-compositeur-interprète qui a trouvé l’amour sur internet.

L’artiste natif d’Enfield près de Halifax qui a vécu une dizaine d’années à la Baie-Sainte-Marie est maintenant établi à Moncton. Il a développé une connexion profonde avec la Baie Sainte-Marie où il a appris son français. Il se sent chez lui dans cette région du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

«La Baie Sainte-Marie, je dis toujours que c’est mon chez moi francophone. C’est là que j’ai appris mon français. Maintenant, je suis à Moncton, mais j’ai habité à la Baie pendant une pleine décennie.»

Il a développé une belle complicité avec P’tit Belliveau. Comme musicien, il l’accompagne dans ses tournées. D’ailleurs, on reconnaît une certaine parenté entre les univers et le ton de ces deux artistes acadiens.

«Il est un de mes meilleurs amis dans la vie. Il y a sûrement des similitudes dans notre sens de l’humour, mais je trouve que ma musique est beaucoup plus basée sur les relations pis lui c’est plus observationnel de la vie de tous les jours.»

La collaboration avec celui qui signe, entre autres, J’aimerais d’avoir une John Deer est venue naturellement. «C’est juste logique qu’il réalise mon disque. On sait déjà très bien travailler ensemble», mentionne l’artiste.

L’album est né de longs séjours à la P’tit Belliveau Recording Estate dans la région de Clare, avec Arthur Comeau (Tide School) comme producteur exécutif.

Regard humoristique

Jalapeño Papa observe la vie avec humour. Celui qui chante J’ai une blonde sur internet s’est inspiré de sa propre relation amoureuse qui se déroule souvent à distance, à travers les textos, les réseaux sociaux, Skype et autres trucs électroniques, puisqu’il est régulièrement en tournée. Le chanteur et guitariste jette un regard positif sur ce type de relation.

Être aimé, ça fait du bien, évoque l’artiste.

«Personnellement, je ne peux pas dire autre que c’est super parce que pour moi, ça a marché. Je sais que c’est différent pour tout le monde, mais j’ai été chanceux. C’était pas évident, ça a pris du temps et beaucoup d’échecs avant de réussir. Ça prend une certaine endurance et on doit être capable d’accepter le rejet de manière positive.»

Internet Boyfriend qui rassemble six chansons sur des airs entraînants constitue le premier chapitre d’une série d’enregistrements à venir plus tard cette année. Les relations amoureuses demeurent un sujet récurrent dans l’œuvre musicale de l’artiste. Des spectacles se préparent aussi pour l’été avec l’ensemble de son groupe qui compte quatre musiciens. L’auteur-compositeur-interprète envisage de réaliser des vidéoclips afin d’accompagner la sortie des chansons.

Son nom d’artiste est venu un peu par hasard en mangeant des croustilles à la saveur de Jalapeño poppers. Il s’est alors amusé avec la prononciation de ce mot pour finalement l’adopter.

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