La population du N.-B. s’est-elle fait plaquer?

Parlons du nouveau slogan sur les plaques d’immatriculation du Nouveau-Brunswick, «Be…in this place/Être…ici on le peut». Les commentaires défavorables sont nombreux et parviennent de partout à travers la province.  «…ça ne fait même pas de sens…ce n’est pas rassembleur, c’est trop long en tant que slogan, et c’est une très mauvaise traduction…»  Shakespeare a bien écrit : «To be or not to be, that is the question», mais dans un contexte dramatique (théâtre), ça faisait du sens..

            Certains parlent même d’une chance ratée! «On aurait pu demander à nos jeunes de prendre part à un concours de slogans appropriés – un slogan qui leur aurait permis de se sensibiliser davantage aux beautés et aux réalités du Nouveau-Brunswick, leur province», tandis que d’autres disent que d’avoir lancé ce slogan, au coût de quelque 225 000 $, sans consultation populaire, n’attire pas l’œil du tout, à moins d’avoir une loupe à portée de la main le long des routes.

            Bien sûr, les gens du Nouveau-Brunswick auront la chance de se procurer ces nouvelles plaques, s’ils le désirent, au coût de 25.00 $. Par contre, les automobilistes qui le souhaitent peuvent aussi se procurer un autre modèle de ces plaques affichant l’image notamment d’un chevreuil, d’un saumon, ou d’une violette. Ces plaques illustrant la faune et la flore coûtent 7.00 $ de plus que les autres, une somme qui sera versée au Conseil de la faune du Nouveau-Brunswick.

            Le slogan suggéré récemment par monsieur Damien Dauphin, UNIQUE, aurait, sans doute, très bien résumé l’ensemble du Nouveau-Brunswick, c’est-à-dire, une province unique dans tous les sens du mot, un mot visible et bilingue, et le coût aurait été moindre…

            Le nouveau ministre responsable pour Communications Nouveau-Brunswick, l’honorable Victor Boudreau, a beaucoup de mérite et de courage d’afficher ce nouveau slogan à l’arrière de sa voiture.  Qui va suivre son exemple?  C’est à voir le long de nos routes d’ici quelques mois.

            Ce serait à l’avantage du gouvernement du Nouveau-Brunswick de consulter ses contribuables avant de lancer une initiative du genre. La population du Nouveau-Brunswick a toujours préféré le processus de consultation plutôt que le processus «sans consultation».

            Une bonne leçon à tirer avant de se faire à nouveau «plaquer» ainsi.