Le débat des initiés

 La nomination de Mme Marie-Linda Lord au poste de vice rectrice aux affaires étudiantes et internationales continuent à faire couler de l’encre, plusieurs mois après le choix arrêté par le Conseil des gouverneurs de l’Université de Moncton.

En fin de semaine, l’Association des bibliothécaires, professeures et professeurs de l’Université de Moncton (ABPPUM) publiait un document constituant le « blâme officiel » de l’organisme à l’endroit du Conseil des gouverneurs de l’Université de Moncton. J’ai bien tenté de lire le document en ligne, mais tous les liens du site web qui y apparaissent génère le même message : impossible de trouver la page…
Au fil des déclarations de part et d’autre, le Conseil des gouverneurs et l’ABPPUM, il ressort que chaque parti est convaincu de la légitimité de sa décision ou de ses démarches. Pour le public, qui ne dispose pas de toutes les informations pertinentes à ce dossier sauf pour ce qu’il peut lire ou entendre dans les médias, il est difficile de se former une opinion éclairée sur le sujet.
Par contre, ce que le public connaît, ce sont les arguments apportés de part et d’autre, y compris de l’un des candidats au poste, M. Serge Roussel qui a exposé en long et en large les motifs de sa protestation de la décision du Conseil des gouverneurs, motifs que partage l’ABPPUM, c’est clair. Mais ces motifs sont rejetés par le Conseil.
Puisque les principaux intéressés dans ce dossier, et je pense aux candidats Serge Roussel et Yvon Dandurand, ont décidé d’abandonner la lutte, on avait cru à ce moment que le dossier aller s’arrêter là. L’ABPPUM a poursuivi le débat parce qu’elle est convaincue qu’il a eu un vice de procédures, ce dont le Conseil des gouverneurs se défend bien.
Difficile d’évaluer de quel côté penche l’opinion publique dans le dossier.
N’ayant pas les connaissances juridiques nécessaires, je ne m’aventurerai pas à trancher le débat. Par contre, il semble évident que les procédures légitimes de sélection du personnel cadre de l’Université sont suffisamment floues pour alimenter un débat entre initiés. Il est donc urgent qu’elles soient négociées, modifiées et convenues entre les partis pour que ce genre d’imbroglio soit évité à l’avenir. C’est urgent parce que pour les étudiants et pour la communauté acadienne, l’importance des défis à relever pour l’avenir de cette institution cruciale à notre développement collectif devrait avoir préséance, et les énergies de ceux qui ont comme mission de la diriger et de servir les étudiants ne devraient pas être embourbées dans une lutte procédurale.