Quand l’art de l’amour rejoint celui de la table!

L’amour est un art à vivre, à reconnaître et à apprécier! D’abord s’aimer, ensuite aimer. L’apprentissage de l’amour de soi comporte plusieurs aspects qui, au bout du compte, nous rendent heureux d’être qui on est. Je vous invite à dresser la table de vos satisfactions personnelles, dans un premier temps, et, dans un second temps, celle des satisfactions conjugales.

Suis-je la personne que j’ai envie d’être? Suis-je satisfait de ce que je suis? Si je devais mourir bientôt, quelles seraient les priorités de ma vie? Quels seraient mes choix? Répondre à la question des choix pourrait changer les priorités. Nos priorités nous font-elles réellement plaisir? Ou font-elles plutôt plaisir aux autres? Est-ce quelque chose qui est de l’ordre du devoir?

Faire ceci ou cela par obligation, par choix, car nous croyons à tort que nous aurons le temps demain… après-demain… le mois prochain… l’an prochain… à la retraite… Et les événements de la vie nous rattrapent, faisant état de prises de conscience. Chaque fois que nous choisissons en pensant que nous aurons le temps, nous oublions que nous sommes des êtres mortels. La vie tient à un fil, vous le savez comme moi.

Ce matin, en vous levant, vous êtes-vous demandé: «Si c’était ma dernière journée, quels seraient mes choix?» Rarement se pose-t-on cette question, pourtant, nous sommes des mortels se croyant trop souvent immortels. L’être humain est mortel, d’où l’importance de vivre aujourd’hui en s’appliquant à faire des choix les plus cohérents possible avec nos réels désirs, car ils auront des répercussions sur demain.

Dans l’art de mettre la table des satisfactions personnelles, il s’agit de dresser la liste des aspects contribuant à notre bonheur. Le bonheur repose sur plusieurs aspects qui nous satisfont. Les différents couverts sont les différents aspects de notre vie qui, dans leur ensemble, nous rendent heureux ou malheureux. Être heureux ou malheureux; la plupart du temps, faire le bilan, c’est mettre la table.

Le couvert de la reconnaissance: Le besoin d’être reconnu, d’avoir sa place au sein de la société, dans la famille, le couple, etc. La reconnaissance, c’est la valeur que reflète l’environnement sur la personne. Le rapport qu’elle entretient avec cet environnement. Est-ce que je me valorise, dévalorise, survalorise? Qui suis-je? Quelle est ma valeur personnelle? Suis-je reconnu pour ce que je suis ou ce que je fais? Une personne peut se sentir reconnue dans un environnement et non dans un autre. Reconnue dans son travail et non reconnue dans sa famille ou son couple.

Le couvert de la famille: Suis-je satisfait ou insatisfait des relations que j’entretiens avec ma famille, belle-famille, mes enfants, etc.?

Le couvert des études: Suis-je satisfait de mon niveau d’instruction? Est-ce que j’ai étudié dans un domaine qui me rend heureux la plupart des jours de ma vie? Est-ce que j’ai atteint le niveau que je voulais atteindre ou je me suis arrêté en cours de route, par choix ou par obligation? Est-ce que je suis satisfait de mon niveau de culture générale? Comment je me situe par rapport aux autres?

Certaines personnes réalisent parfois tardivement l’importance des études, surtout en côtoyant des gens instruits et cultivés, elles peuvent se sentir dévalorisées. Je lis, ou j’entends parfois, «moi, je suis allé à l’école de la vie». L’école de la vie, c’est apprendre sur le «tas», sur le terrain ce que d’autres apprennent à l’école, sauf qu’ils n’ont pas de diplôme. Les gens qui n’obtiennent pas de diplôme nourrissent de petites déceptions qui les rendent parfois jaloux des diplômés. Bien sûr qu’il n’est pas toujours nécessaire d’atteindre de hauts niveaux scolaires et d’obtenir un diplôme pour réussir socialement, mais dans un cas comme dans l’autre, chacun mérite le respect. À l’école de la vie, nous acquérons des compétences par l’expérience, qui est le chemin de la carrière. Nous n’avons pas tous besoin d’une carrière impressionnante pour être satisfaits de ce que l’on fait, sauf que la carrière est aussi source de jalousie. Une carrière ratée peut entraîner des frustrations qui rendent jaloux de ceux qui ont réussi. Une femme ou un homme qui renonce à sa carrière pour prendre soin des enfants a beaucoup de mérite, sauf qu’aux yeux de la société ou du marché du travail il en est autrement. Prendre soin, éduquer ses enfants dans un contexte familial est peu valorisé, alors qu’en milieu de garde, c’est valorisé. Les emplois rémunérés sont toujours plus valorisés socialement. La carrière est une reconnaissance économique et sociale qui valorise l’individu.

Santé: Suis-je satisfait de ma santé physique ou mentale? Est-ce que je suis en bonne condition physique? Est-ce que je suis en désaccord avec ce que je suis et ce que je voudrais être? Par exemple, si une personne a une dépendance à l’alcool, aux drogues, aux pilules, à la nourriture, sexe, etc.

Finances: Est-ce que l’argent m’apporte le confort que je désire? Est-ce que j’estime en avoir suffisamment ou est-ce que j’en voudrais plus? Pourquoi?

Image corporelle: Est-ce que mon apparence me satisfait? Suis-je vrai avec mon miroir?

Quand on est satisfait de soi, il est plus facile de s’aimer et d’apprécier les autres. À l’inverse, il est plus difficile de s’aimer et d’aimer les autres sans éprouver de la gêne, des frustrations, de la colère, ainsi que l’envie de dénigrer ou de rabaisser les autres. C’est parfois ce qui se passe dans un couple, entraînant des luttes de pouvoir. Si votre bilan des satisfactions personnelles est favorable, alors considérez-vous comme heureux. S’il est défavorable, visitez les aspects méritant plus d’attention de votre part.

Dans ma prochaine chronique, je vous invite à faire le tour de la table des satisfactions conjugales.

Votre bilan 2011 est-il favorable ou défavorable? Pour des consultations privées, mon bureau est situé à Fredericton. Vous pouvez toujours me joindre par courriel.