Avec la Saint-Jean-Baptiste demain, la saison touristique. Des Québécois vont prendre la route des vacances. Certains pour les Maritimes. Le tourisme est un fait social et économique. Plusieurs intervenants ont vu dans le flot touristique une occasion d’affaires au point d’en faire une industrie. Cela a permis de développer des services et de mettre en valeur des attraits.

Même en vacances (peut-être surtout en vacances), toutes les dimensions de la personne doivent être prises en considération: corporelle, émotionnelle, relationnelle et spirituelle. Pour combler les besoins de cette dernière dimension, l’Église a un rôle à jouer dans le domaine touristique. En prenant certaines initiatives, elle peut se faire proche des touristes et rendre leur séjour plus agréable.

Pastorale du tourisme
L’Église universelle et de nombreuses Églises locales se sont déjà engagées dans ce secteur de la pastorale. Au Vatican, le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement a publié des orientations pour la pastorale du tourisme.

Dans divers diocèses, des comités sont en place et des personnes travaillent dans ce secteur depuis quelques années.
Déjà, des initiatives heureuses existent: tout effort pour rendre une communauté vivante est un service rendu aux touristes. Ces derniers viennent à nous avec le désir d’être accueillis au sein de communautés vivantes avec une vie pastorale qui interpelle et nourrit. Ce que les touristes demandent en participant à une célébration de la vie de l’Église, ce n’est pas d’être traités comme des visiteurs, mais comme des frères et sœurs; ils ne demandent pas une spiritualité à part des autres, ils veulent participer à la vie d’une Église vivante.

Lorsque des efforts sont faits pour rendre les célébrations estivales belles et vivantes, lorsque les lieux de culte et de silence sont accessibles et ouverts, lorsque l’accueil paroissial est chaleureux, il n’y a pas que les touristes qui en sont bénéficiaires, mais toute la communauté.

Les efforts doivent aussi déborder le strict cadre paroissial. Des collaborations avec les organismes touristiques ou culturels d’une région peuvent permettre de mettre en valeur des lieux ou des artistes d’ici. Dans le contexte de la nouvelle évangélisation, les acteurs de la vie paroissiale sont invités à prendre l’initiative: cela exige de sortir de sa zone de confort et d’aller vers les autres.

Pour les touristes, tous les éléments qui forment le patrimoine religieux, culturel et artistique d’une communauté acquièrent un relief particulier. Les monuments, les oeuvres d’art et toutes les manifestations religieuses doivent être proposés au visiteur sous une forme qui rend visible le lien entre la foi, la culture et la vie quotidienne de la communauté.

Tourisme pastoral
L’été ouvre une brèche sur des dimensions importantes de la vie qui, hélas, sont souvent négligées. Ainsi, les temps et les espaces de gratuité auxquels nous convient les vacances viennent nous dire que nous sommes aussi faits pour le repos et la fête. Les touristes doivent veiller pour ne pas que les vacances deviennent un copier-coller de la routine quotidienne avec un agenda si chargé qu’il ne reste plus de place pour la gratuité.

Il peut s’avérer nécessaire de chercher des lieux et des activités qui permettront d’honorer ce besoin humain de spiritualité. Je qualifierais le visiteur qui se soucie de cette dimension spirituelle de touriste pastoral.

Les vacances ne devraient pas être un temps pour s’épuiser à faire le plus d’activités possible en une semaine, mais un temps pour vivre. Vivre chrétiennement le tourisme, cela est possible, voire souhaitable.
Le tourisme pastoral, c’est le choix de mettre dans l’itinéraire de voyage la visite de lieux sacrés ou l’expérience de moments spirituels. Comme touriste, les possibilités sont diverses: une retraite au monastère, la visite d’une église, une journée de silence au camping, une marche en forêt, un concert à l’église. C’est le temps de prendre le large. Allez: la mer est belle. La pêche pourrait être miraculeuse.

Quelques activités
de la semaine:

Trouvé l’horaire des messes dans une ville anglaise. C’est un incontournable de mes voyages: la première chose que je fais en arrivant dans une ville, c’est de chercher l’horaire des messes dans les églises des alentours. La participation à la messe de la communauté me permet d’entrer non seulement dans une maison de prière, mais au cœur de la vie des gens et au cœur de ma vie.

Pensé aux finissants et finissantes qui ont voulu intégrer une messe à leurs cérémonies de fin d’année. Ils sont parfois comme des visiteurs dans nos églises et ils viennent à la rencontre d’une communauté de foi. Qu’est-ce qu’ils découvrent en entrant chez nous?

Écrit à une collaboratrice en liturgie pour préparer les célébrations dominicales d’été. Pas de vacances pour le dimanche! Il mérite d’être préparé. Peut-être plus encore qu’à d’autres périodes de l’année.

Déployé des efforts pour imaginer des célébrations dominicales estivales qui respirent la joie. C’est le temps où on accueille de la visite dans nos assemblées: il y a des gens de passage, mais aussi des gens de chez nous, moins habitués au rassemblement dominical, mais qui prennent le temps de venir célébrer avec la famille ou à l’occasion d’une fête communautaire.

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