FREDERICTON – Le premier ministre David Alward et son gouvernement auraient pu perdre un siège. Cela n’aurait pas menacé la majorité conservatrice. Mais ils ne pouvaient absolument pas se passer du renfort que leur promettait Hugh John (Ted) Flemming, un homme dont la généalogie est un véritable cours d’histoire sur la politique de la province.

Le nouveau benjamin des députés à l’Assemblée législative est le petit-fils du premier ministre Hugh John Flemming qui a dirigé le Nouveau-Brunswick de 1952 à 1960.

Il est aussi l’arrière-petit-fils de James Kidd Flemming, qui lui, fut premier ministre de la province de 1911 à 1914.

Quant à son père, il a été candidat conservateur défait en 1974.

Pas besoin de test d’ADN pour savoir que M. Flemming «a ça dans le sang», comme le dit l’expression consacrée.

Et en plus, il arrive à point nommé.

Car il est clair qu’après 20 mois au pouvoir, le Conseil des ministres du gouvernement conservateur a besoin d’un nouveau frappeur de puissance… deux ou trois en fait pour être plus exact.

L’essoufflement du premier ministre David Alward lui-même est de plus en plus visible.

M. Alward donne même parfois l’impression de ne plus prendre aucun plaisir à gouverner la province.

Il faut dire que la performance de certains membres de son Cabinet a de quoi décourager.

Il est clair qu’une place attend M. Flemming au Cabinet.

Reste à savoir laquelle. Mais il y a fort à parier que cette place en sera une de premier plan.

En offrant un portefeuille à Hugh John Flemming, David Alward aura le choix d’en profiter pour donner un grand coup de balai dans la salle du Conseil exécutif.

Mais qui sait s’il osera?

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