De quel bilinguisme parle donc le Dr Parrott?

Le Dr Jim Parrott, député de Fundy-River-Valley, a beau dire qu’il est pour le bilinguisme dans le réseau de la santé au Nouveau-Brunswick, ses propos n’en demeurent pas moins inquiétants.

Il dit s’être mal exprimé en utilisant le mot dualité et soutient qu’il voulait parler de dédoublements inutiles. Soit.

Mais en parlant du centre de traitement du cancer du sein du Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont comme exemple de dédoublement inutile en santé, le Dr Parrott s’est lui-même incriminé.

«On parle d’une clinique du cancer du sein à l’hôpital Dumont à Moncton alors qu’il y en a déjà une au Moncton City Hospital. Est-ce que les seins des femmes francophones sont différents de ceux des femmes anglophones? Je ne le crois pas», disait-il la semaine dernière.

Cette déclaration démontre bien que les opposants au centre du sein à l’hôpital Dumont en sont réduits à se contredire les uns les autres.

Souvenons-nous de la caricature parue dans le Times & Transcript de Moncton où un médecin francophone disait à une patiente qu’il ne pouvait traiter son cancer du sein parce que celui-ci était anglophone.

Rappelons aussi que récemment, dans le nord de la province, un spécialiste unilingue anglais a été engagé pour traiter une clientèle majoritairement francophone en gériatrie. Jamais une telle situation ne serait tolérée par des anglophones si les rôles étaient inversés.

En s’expliquant, le Dr Parrott a trahi le fond de sa pensée: pour lui, «dualité linguistique» veut dire «dédoublements inutiles» en santé.

Jamais il n’a fait mention des établissements que devraient contrôler les francophones de la province en santé. Ni du fait que le gouvernement a admis qu’il fallait faire du rattrapage du côté des services offerts en français pour arriver à la parité entre les deux communautés linguistiques en santé.

Ce que les propos du Dr Parrott ont d’inquiétant, c’est qu’ils reflètent et valident la pensée de nombreux anglophones qui croient que l’égalité des deux groupes linguistiques, et ce, dans toutes les sphères de gouvernance au Nouveau-Brunswick, est un gaspillage de fonds publics.

De quel bilinguisme parle donc le Dr Parrott?

Le Dr Jim Parrott, député de Fundy-River-Valley, a beau dire qu’il est pour le bilinguisme dans le réseau de la santé au Nouveau-Brunswick, ses propos n’en demeurent pas moins inquiétants.

Il dit s’être mal exprimé en utilisant le mot dualité et soutient qu’il voulait parler de dédoublements inutiles. Soit.

Mais en parlant du centre de traitement du cancer du sein du Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont comme exemple de dédoublement inutile en santé, le Dr Parrott s’est lui-même incriminé.

«On parle d’une clinique du cancer du sein à l’hôpital Dumont à Moncton alors qu’il y en a déjà une au Moncton City Hospital. Est-ce que les seins des femmes francophones sont différents de ceux des femmes anglophones? Je ne le crois pas», disait-il la semaine dernière.

Cette déclaration démontre bien que les opposants au centre du sein à l’hôpital Dumont en sont réduits à se contredire les uns les autres.

Souvenons-nous de la caricature parue dans le Times & Transcript de Moncton où un médecin francophone disait à une patiente qu’il ne pouvait traiter son cancer du sein parce que celui-ci était anglophone.

Rappelons aussi que récemment, dans le nord de la province, un spécialiste unilingue anglais a été engagé pour traiter une clientèle majoritairement francophone en gériatrie. Jamais une telle situation ne serait tolérée par des anglophones si les rôles étaient inversés.

En s’expliquant, le Dr Parrott a trahi le fond de sa pensée: pour lui, «dualité linguistique» veut dire «dédoublements inutiles» en santé.

Jamais il n’a fait mention des établissements que devraient contrôler les francophones de la province en santé. Ni du fait que le gouvernement a admis qu’il fallait faire du rattrapage du côté des services offerts en français pour arriver à la parité entre les deux communautés linguistiques en santé.

Ce que les propos du Dr Parrott ont d’inquiétant, c’est qu’ils reflètent et valident la pensée de nombreux anglophones qui croient que l’égalité des deux groupes linguistiques, et ce, dans toutes les sphères de gouvernance au Nouveau-Brunswick, est un gaspillage de fonds publics.