Une alliance logique

C’est à un de nos lecteurs, prénommé Richard, que je dois d’avoir éclairé ma lanterne. La récente sortie de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick montre que le parti souhaiterait fortement voir le Dr Jim Parrott joindre ses rangs.

Le débat autour de la dualité en santé par le Dr Jim Parrott est une ouverture inespérée pour l’Alliance, qui n’a pas hésité à saisir l’occasion.

Les conservateurs, manifestement, ne veulent plus du Dr Parrott. Les libéraux n’en veulent pas et le NPD encore moins.

En se joignant à l’Alliance, le Dr Parrott aurait une bannière à porter lors des prochaines élections et ce parti obtiendrait un siège à l’Assemblée législative.

Mais il y a tout de même un aspect de ce que propose la formation politique, qui se trouve désormais à la droite des conservateurs, qui pourrait refroidir le député de Fundy-River-Valley.

S’il est vrai qu’il rejette la dualité en santé, il n’en va pas de même en éducation.

Le Dr Parrott a clairement indiqué qu’il croit que les francophones ont droit à leurs écoles.

Pour sa part, Kris Austin, chef de l’Alliance, veut tout niveler par le bas et faire sauter les garde-fous qui ont été mis en place en éducation pour contenir le fléau de l’assimilation.

Mais il faut au moins avouer que Kris Austin, chef de l’Alliance, et Jim Parrott ont fait leurs déclarations à visage découvert. Et cela doit leur valoir un certain respect de notre part.

Car un bon nombre d’individus se servent encore de sites web où ils blâment les francophones et leurs acquis en santé et en éducation pour la dette de 10 milliards de la province.

Le tout sous le couvert de l’anonymat.

Cette façon d’exprimer leurs opinions n’inspire pas de sentiment de respect. Bien au contraire, elle laisse un goût amer voisin de celui qu’inspire la lâcheté.

Ce qu’il y a de regrettable, c’est qu’une grande partie de la clientèle visée par l’Alliance se cache derrière le voile de l’anonymat pour accuser les francophones de ruiner la province.

J’y reviendrai, soyez-en sûrs.