Connaissez-vous Bill Bonner?

C’était au début de 2009. J’avais commencé à m’intéresser sérieusement à l’univers de la Bourse et de la finance dans le but de faire fructifier au mieux mes modestes économies. Quelques mois plus tard survint la débandade qui a anéanti milliard par-dessus milliard de dollars l’économie mondiale. C’est dans ce contexte que je fis la connaissance de Bill Bonner, par le truchement de sa lettre courriel quotidienne, que je lis gratuitement et en français sur le site de La Chronique Agora.

France Daigle
fradaigl@nbnet.nb.ca

J’estime que mes connaissances en matière de finance et d’économie sont minimes. Le domaine est incommensurable, les points de vue sont illimités et contradictoires, tout est discutable, chacun essaye de tirer son épingle du jeu de son mieux. Dans tout cela, les lettres de Bill Bonner sont comme le premier café d’un lendemain de veille joyeusement arrosée. Un café bien fort et bien noir.

J’aime Bill Bonner parce qu’il ne tourne pas autour du pot. Selon lui, l’économie actuelle est désastreuse, ni plus ni moins. Les efforts de relance? Coups d’épée dans l’eau. Les économistes? Des crétins ou des menteurs. Pourquoi? C’est ce qu’il vous expliquera, jour après jour.

Bill Bonner est l’un des seuls à avoir prédit la débâcle financière de 2009. Il y a pire comme carte de visite.

Mais j’aime aussi Bill Bonner parce qu’il a la plume d’un romancier et l’âme d’un poète. À l’occasion, il nous parlera d’un souper entre amis à Paris, ou des gauchos qui dirigent comme bon leur semble son ranch en Argentine, ou encore des avantages et inconvénients de la démocratie, par exemple.

Dans le résumé de carrière de Bill Bonner, il est question de sa passion pour la finance, les voyages et les grandes idées. Son entreprise, Agora Publishing, compte des maisons d’édition se spécialisant dans la littérature classique et académique! Un littéraire par-dessus le marché! Parce qu’en effet, la vie ne concerne pas que l’argent, comme il le dit lui-même. Oui, définitivement, j’ai un faible pour Bill Bonner.

àP.S. – Sa chronique de mercredi, De la nature de l’argent, est un exemple parfait de son art de romancier et de financier.