Du déjà-vu!

Le gouvernement de David Alward a connu plusieurs ratées au cours des dernières semaines en matière de transparence. C’est un air de déjà-vu de l’administration libérale de Shawn Graham.

Il y a tout d’abord le rapport sur l’impact de l’exploration et le développement du gaz de schiste sur la santé préparé par la médecin-hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, la Dre Eilish Cleary, que le gouvernement Alward refuse de rendre public.

Il devait faire volte-face devant la vive opposition engendrée par cette décision qui allait à l’encontre d’une gestion transparente des affaires publiques.

Le ministre des Finances Blaine Higgs avouait candidement que la mise à jour des états financiers de la province aurait pu être dévoilée avant l’annonce du remaniement ministériel qui allait élargir la taille du Cabinet. Le déficit pour cette année fiscale est le double de ce qui avait été prévu lors du dépôt du budget au printemps dernier, et nous sommes en novembre. Du coup, deux promesses faites par les progressistes-conservateurs lors des dernières élections provinciales ne sont plus respectées – réduire la taille du Cabinet et contrôler la dette publique.

Lorsque Brunswick News demande en vertu de la Loi d’accès à l’information que la liste des invités du camp de pêche provincial Larry’s Gulch soit rendue publique, le ministre du Tourisme Trevor Holder y oppose une fin de non-recevoir. Selon lui, il faut protéger la vie privée des invités de la province. C’est un argument qui ne va pas peser lourd dans l’opinion de la population.

Enfin, que penser de la publication par le gouvernement du Nouveau-Brunswick d’une photo altérée afin d’y retirer des manifestants syndicaux? Un régime totalitaire ne ferait pas mieux!

À la lumière de ce qui précède, le premier ministre Alward devrait tout comme le nouveau chef du Parti libéral, Brian Gallant, donner un sérieux coup de balai dans son entourage immédiat.

Pour paraphraser David Alward dans la plateforme électorale de son parti de 2010 en parlant de Shawn Graham – est-ce que ce gouvernement en 2014 «mérite un autre quatre ans au pouvoir?»