L’économie et l’environnement

Les compagnies d’assurances devraient logiquement lancer leur propre chaîne de prévisions météorologiques.

Comme le faisait si bien remarquer le chef du Parti vert, David Coon, la semaine dernière, les assureurs sont de moins en moins enclins à assurer les biens matériels en cas de catastrophe naturelle.

Au moins, avec leur propre canal assurance météo, les assureurs pourraient nous dire à l’avance où aller nous installer afin d’échapper aux sautes d’humeur de la nature.

M. Coon assistait au colloque sur les effets des changements climatiques sur les zones côtières du N.-B.

Il a émis la suggestion de créer un régime public d’assurances pour couvrir les dégâts en cas d’événement climatique dévastateur.

L’idée est loin d’être farfelue puisque c’est vers les gouvernements que se tournent les sinistrés après des désastres naturels comme on en a vu dans le comté de Charlotte en 2010 et plus récemment à Perth-Andover, au printemps dernier.

Le refus d’assurer les immeubles commerciaux et résidentiels en cas de désastre naturel est un aveu très éloquent.

Tout autant que les mesures que prennent les municipalités pour augmenter la capacité de leurs systèmes d’évacuation des eaux de ruissellement.

Et n’oublions pas les communautés de la Péninsule acadienne qui se voient forcées de revoir la géographie de leur développement résidentiel, commercial et industriel à cause de la montée du niveau de la mer et de l’érosion des zones côtières. Mais ce n’est que la pointe de l’iceberg. Il y a déjà plusieurs années que les changements climatiques sont visibles à l’œil nu dans le Grand Nord, en Alaska, au Nunavut, en passant par le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest.

Le message de ces signes de la nature est on ne peut plus clair. Ignorer comment nous en sommes arrivés là n’est pas une option. C’est pourquoi le développement économique ne peut plus se faire sans considération pour l’environnement.

Ici au N.-B., il faudra tenir compte de la réalité des changements climatiques et des risques pour l’environnement lorsque viendra le temps de déterminer ce sur quoi sera basée la prospérité économique de la prochaine génération.