Maria Belon, une Espagnole aujourd’hui âgée de 48 ans, a survécu. Pour retrouver un semblant de vie normale, elle a dû subir pas moins de 16 opérations différentes. Son mari, Enrique Alvarez, et ses trois fils sont pour leur part sortis pratiquement indemnes de la catastrophe.

C’est en entendant l’histoire de cette femme à la radio que le cinéaste Juan Antonio Bayona a eu l’idée de tourner un film sur le terrible tsunami du 26 décembre 2004, qui a fait plus de 230 000 morts en Indonésie, au Sri Lanka, en Inde et en Thaïlande, notamment.

Bayonna a confié la rédaction du scénario de The Impossible (en salle le 21 décembre) à Sergio G. Sanchez, celui avec qui il a eu tant de succès en tournant ce qui est devenu un classique contemporain de l’horreur, The Orphanage (2007).

Le rôle de Maria Belon a été offert à Naomi Watts (King Kong, The Ring), devenue Britannique pour le bien du film. Ewan McGregow (Trainspotting, Star Wars: Episode I) interprète le mari de Mme Belon.

Dans la version de l’histoire telle que rapportée dans The Impossible, la famille Belon-Alvarez est séparée lors du tsunami. Maria d’un côté avec l’aîné des trois fils; Enrique (rebaptisé Henry dans le film) et les deux plus jeunes enfants de l’autre.

Le film montre, en trois dimensions, les efforts des deux «clans» pour se retrouver.

Bayonna et son équipe ont mis cinq ans à accoucher du produit final – il a notamment fallu une année complète à pas moins de six compagnies d’effets spéciaux pour recréer les 10 minutes montrant la formation et le passage de la vague meurtrière.

The Impossible a été présenté en première mondiale en septembre à Toronto, recevant un accueil unanimement positif de la critique. Le Variety parle «du film catastrophe le plus poignant depuis des lunes», alors que The Hollywood Reporter a écrit qu’il s’agit d’«un des films catastrophes les plus réalistes et les plus terrifiants de l’histoire».

Lancée en salle en Espagne le 11 octobre, l’oeuvre de Bayonna a déjà réalisé des recettes de 46 millions $, soit 1 million $ de plus que le budget de production du film.

Le film devrait connaître une belle carrière ailleurs sur la planète puisqu’il est déjà pressenti par plusieurs analystes pour figurer parmi les finalistes à l’Oscar du meilleur film, aux côtés d’Argo, de Life of Pi, de Lincoln, des Misérables, de The Master et de Silver Linings Playbook.

Les efforts de Noami Watts devraient logiquement lui valoir une deuxième nomination pour l’Oscar de la meilleure comédienne (après celle pour 21 Grams en 2004).

Variety souligne que Watts «a peu d’égal quand vient le temps de pousser son jeu physique et psychologique aux extrêmes et elle le démontre une fois de plus». The Guardian souligne quant à lui que Watts est «à la fois brave et vulnérable».

C’est d’ailleurs cette vulnérabilité qui pourrait s’avérer la meilleure carte de visite de The Impossible – qui reprend en quelque sorte la recette émotionnelle qui a fait le succès de Titanic en 1997.

«The Impossible va toucher tous les coeurs, même celui des insensibles», écrit Screen International. Le Entertainment Weekly, de son côté, souligne qu’il est «impossible de ne pas pleurer pendant The Impossible».

Que les cinéphiles se considèrent comme avertis: alerte au tsunami de larmes.

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