Urgent d’agir

Le gouvernement du premier ministre David Alward devra passer de la parole aux actes d’ici les élections provinciales de 2014. La lutte au déficit, le contrôle de la dette publique, la gouvernance locale, la réglementation de l’exploration et du développement du gaz de schiste, la mise à jour de la Loi sur les langues officielles et un nouveau plan provincial de la santé, tels sont les principaux enjeux auxquels devra s’attaquer l’administration progressiste-conservatrice au cours de la prochaine année.

Le budget qui sera déposé le printemps prochain devrait nous indiquer si le gouvernement Alward pourra respecter sa promesse d’atteindre l’équilibre budgétaire d’ici 2014. À défaut d’une augmentation des revenus suscitée par une croissance économique et de nouvelles rentrées fiscales, la dette cumulée qui dépasse les 10 milliards $ devrait continuer à s’accroître.

L’année 2013 sera déterminante en ce qui concerne la mise en place d’une réglementation exemplaire pour encadrer l’industrie du gaz de schiste. La piètre situation économique de la province, l’augmentation du taux de chômage, l’exode des jeunes et un besoin de revenus additionnels pour financer tous nos programmes nous obligent à considérer ce secteur potentiellement névralgique pour la prospérité du Nouveau-Brunswick.

Environ 40 % des revenus de la province proviennent de la péréquation et de transferts de fonds du fédéral. Nous sommes très loin de l’autosuffisance annoncée pour 2026 par le gouvernement libéral de Shawn Graham! Quatre provinces – la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan, et Terre-Neuve et Labrador – dont les économies sont soutenues par le développement de leurs ressources naturelles ne reçoivent pas de péréquation d’Ottawa.

Ce n’est pas demain la veille que le Nouveau-Brunswick va rejoindre ce club sélect. Toutefois, l’exemple des quatre provinces mentionnées plus haut nous enseigne que le développement de leurs ressources naturelles a été déterminant dans leur réussite économique.

Le Nouveau-Brunswick est à la croisée des chemins. Si les gestes nécessaires à sa relance ne sont pas rapidement posés, la province va poursuivre sa déchéance économique. C’est le gouvernement Alward qui va rendre des comptes en 2014 et non pas l’opposition officielle.