Le Nouveau-Brunswick se targue d’être la seule province officiellement bilingue au Canada. C’est vrai, mais il ne faudrait pas que ce statut ne soit dans les faits qu’un bilinguisme de façade.

On ne peut pas dire que la nouvelle commissaire aux langues officielles, Katherine d’Entremont, est particulièrement impressionnée par la feuille de route de la province en matière de bilinguisme. Pourtant, 45 ans après l’adoption de la première Loi sur les langues officielles au Nouveau-Brunswick, on pourrait croire que la fonction publique provinciale soit en mesure de s’acquitter de ses obligations avec rigueur.

Malheureusement, ce n’est pas le constat de la commissaire dans son premier rapport. Son «étude révèle de sérieuses lacunes quant à la détermination des besoins en personnel bilingue, aux niveaux requis de compétence en langue seconde et à l’efficacité de la formation linguistique pour les fonctionnaires.»

C’est le gouvernement McKenna qui a aboli dans les années 1990 le profil linguistique de la fonction publique provinciale. Depuis ce temps, il n’est plus possible de connaître le nombre de fonctionnaires unilingues ou bilingues dans la province. L’offre de service est maintenant assurée par des équipes de fonctionnaires unilingues et bilingues.

Le hic, selon la commissaire, «les niveaux de compétence en langue seconde des employés bilingues ne sont pas clairement établis et ne font pas l’objet de contrôle». C’est une situation tout à fait inacceptable.

La commissaire n’est pas non plus impressionnée par les progrès réalisés pour la mise en œuvre du plan gouvernemental sur les langues officielles. Selon elle, «un an après l’échéance initiale du plan, le gouvernement provincial a très peu de résultats à présenter. Il y a lieu de s’interroger sur l’importance que le gouvernement accorde à ce plan».

On ne peut pas dire que le gouvernement mérite une note de passage concernant le respect de ses obligations constitutionnelles en matière de langues officielles. L’opposition officielle ne s’est pas non plus illustrée dans son rôle de critique du gouvernement concernant ce dossier.

Il semble que la loi du moindre effort soit de mise – tous partis politiques confondus.

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