Une bataille perdue d’avance

Dominic Cardy, le chef momentanément démissionnaire du NPD après sa défaite aux dernières élections provinciales, a décidé de creuser un peu plus son trou politique en engageant une bataille perdue d’avance concernant le transport scolaire des élèves anglophones et francophones au Nouveau-Brunswick. Après avoir été sévèrement semoncé par le député fédéral NPD d’Acadie-Bathurst Yvon Godin concernant ses prises de position dans ce dossier, le voilà maintenant en guerre contre le constitutionnaliste et procureur général de la province, Serge Rousselle.

Comme pour Dominic Cardy il n’y a  pas de petite économie pour une province au bord du gouffre, pourquoi ne pas avoir un seul système de transport scolaire pour les élèves tant anglophones que francophones de la province? Visiblement Dominic Cardy ne semble pas avoir compris le long combat de la communauté francophone du Nouveau-Brunswick pour un système scolaire dualiste.

Au lieu de vouloir s’improviser un expert de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et des libertés, le chef meurtri du NPD devrait plutôt essayer de ramener son parti dans la course pour la troisième position dans les intentions de vote que lui a ravie le Parti vert. Le NPD provincial n’a jamais réussi à séduire l’électorat acadien au Nouveau-Brunswick, et ça ne sera pas demain la veille!

Visiblement ce ne sont pas les Dominic Cardy et les Kelly Lamrock de ce monde qui vont amener ce parti moribond vers de quelconque succès électoraux. Autant l’un et l’autre en s’aventurant sur les sables mouvants des enjeux linguistiques et scolaires font preuve d’amateurisme en matière de politique publique.

Aucun politicien avisé ne voudrait s’aventurer sur le terrain miné de la bataille des droits linguistiques dans cette province ou ailleurs au pays. Il faut vraiment vouloir être du mauvais côté de l’histoire pour s’acharner contre un compromis en matière de gestions scolaire qui résulte d’une entente historique entre les francophones et anglophones de cette province.

Domicic Cardy pourrait rendre un grand service  à son parti et  au Nouveau-Brunswick en démissionnant une fois pour toutes comme chef du NPD.