Que d’improvisations

Le gouvernement de Brian Gallant semble depuis son accession au pouvoir être  passé maître dans l’art de l’improvisation de ses politiques publiques. Les ministres des finances, de l’éducation  et du développement social pour que n’en nommer que quelques-uns peinent à expliquer leurs décisions controversées à la population.

Il ne se passe pas une semaine sans que les décisions du gouvernement Gallant ne défraient les manchettes. Après seulement huit mois au pouvoir les libéraux ont réussi le tour de force de se mettre à dos plusieurs groupes.

Le dernier dossier en date est celui des garderies. Avec une population vieillissante et une immigration qui n’est pas au rendez-vous, on aurait pu penser que ce gouvernement aurait mis une politique de la famille au cœur de ses priorités. Bien le contraire. Sa politique improvisée du  financement des garderies risque de rendre la vie encore plus difficile pour les jeunes familles à la recherche de places abordables pour leurs enfants.

Les personnes âgées sont aussi des victimes de l’improvisation du gouvernement Gallant. La ministre Cathy Rogers n’a pas réussi à rassurer ces derniers et leur donner des réponses crédibles face à leurs préoccupations légitimes.

Le ministre Serge Rousselle doit maintenant réaliser que l’arène politique n’est nullement comparable à une salle de classe!

Le gouvernement de Shawn Graham a payé cher son improvisation dans plusieurs dossiers dont celui de la tentative de vente des actifs d’Énergie Nouveau-Brunswick a Hydro Québec. Le même sort attend le gouvernement de Brian Gallant s’il continue à improviser des politiques  qui lui valent une réprobation de plusieurs segments de l’électorat.

Affaibli par une série de décisions controversées après moins d’un an au pouvoir, le gouvernement Gallant fait le dos rond devant les attaques démagogiques d’une infime minorité qui remet en question le bilinguisme au Nouveau-Brunswick.

La province doit aussi  composer avec une remise en question de la dualité en santé par certains. C’est le cas de   l’ancien ministre des Finances Blaine Higgs qui flirte avec les positions de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick. Le caucus conservateur devra avoir une sérieuse discussion concernant la dualité.