Le vote stratégique

Le vote stratégique est de plus en plus un sujet d’intérêts et de discussions lors des élections générales. L’élection fédérale du 19 octobre ne fait pas exception. Plusieurs sites web font une analyse des 338 circonscriptions où dans certaines d’entre elles les principaux partis politiques se font une lutte serrée.

Depuis la réunification des forces de la droite, avec la fusion en 2003 de l’Alliance canadienne avec le parti progressiste-conservateur pour former le Parti Conservateur du Canada, c’est maintenant autour du centre et de la gauche d’être divisés. On se rappelle que la division de la droite avait permis aux libéraux de Jean Chrétiens de remporter trois majorités consécutives, dont celles de 1997 avec moins de 40 % des votes.

Avec la montée du NPD et du Parti vert au détriment des libéraux, ce sont les conservateurs qui peuvent à présent remporter la majorité de sièges à la Chambre des Communes avec moins de 40 % des votes. À défaut d’une union, voire d’une fusion, des partis du centre et de la gauche, Stephen Harper pourrait encore se maintenir au pouvoir lors du scrutin du 19 octobre.

C’est dans cette perspective qu’il faut comprendre le mouvement du vote stratégique. Pour certains, il faut barrer la route à tout prix aux conservateurs de Stephen Harper. Le moyen suggéré est celui du vote stratégique.

Dans environ 20 % des 338 circonscriptions, nous assistons à des luttes à trois entre les candidats conservateurs, libéraux et néo-démocrates. Dans ces triangulaires où les votes du centre et de la gauche sont partagés, c’est souvent le candidat conservateur qui en sera le bénéficiaire.

Lors de l’élection fédérale de 2011, des candidats conservateurs ont pu se glisser entre les libéraux et les néo-démocrates pour remporter la victoire avec moins de 40 % des votes. Ç’a été notamment le cas dans Moncton-Riverview-Dieppe de même que Madawaska-Victoria. D’où pour certains, la nécessité d’exercer un vote stratégique au profit des candidats libéraux ou néo-démocrates.

Un électeur néo-démocrate voterait plutôt libéral ou encore un électeur libéral voterait néo-démocrate pour empêcher l’élection du candidat conservateur.