Les Sea Dogs de Saint-Jean sont passés maîtres dans l’art de développer les jeunes joueurs de hockey.

Au fil des ans, l’organisation a fait éclore plusieurs beaux talents. On n’a qu’à penser à des joueurs comme Nathan Beaulieu, Zach Phillips, Jonathan Huberdeau ou Charlie Coyle.

Joe Veleno est donc débarqué dans une organisation qui a fait ses preuves depuis plusieurs années.

L’équipe de la ville portuaire a su éviter le piège de placer trop d’attentes et de pression sur les épaules de ses premiers choix.

On a ainsi pu éviter des fiascos comme ceux d’Olivier Archambault (Foreurs de Val-d’Or) en 2009 ou de Dillon Fournier (MAINEiacs de Lewiston) en 2010. Deux patineurs talentueux, qui n’ont jamais eu la chance de se développer à leur plein potentiel.

On pourrait ajouter à cette liste les noms de Dominic Poulin (Saguenéens de Chicoutimi), Philippe Lefebvre (Voltigeurs de Drummondville), Colin Escott (Olympiques de Gatineau), Alex Lamontagne (Titan d’Acadie-Bathurst) et Jason Legault (Tigres de Victoriaville), tous des patineurs sélectionnés parmi les trois premiers, mais qui n’ont pas obtenu les succès espérés dans le circuit Courteau.

Dans la plupart des cas, leur développement a été escamoté par des formations qui souhaitaient profiter immédiatement de leur talent pour bâtir des équipes gagnantes le plus rapidement possible.

Certes, la tentation est grande pour les organisations de faire graduer prématurément un patineur. Comme c’est le cas dans le hockey professionnel, chaque directeur gérant veut justifier son travail, et au bout du compte, montrer à ses patrons qu’il fait du bon travail.

Sauf que très souvent, les joueurs sélectionnés ne sont pas prêts à prendre toute la pression qui vient avec et on finit par brûler des beaux talents.

Les exemples sont légion dans la LNH. Vous voulez des noms?

Scott Glennie (Stars de Dallas), Thomas Hickey (Kings de Los Angeles), Peter Mueller (Coyotes de l’Arizona), Gilbert Brûlé (Blue Jackets de Columbus), Boris Valabik (Thrashers d’Atlanta), Nikolaï Zherdev (encore Columbus!), Alexander Svitov (Lightning de Tampa Bay), Lars Jonsson (Bruions de Boston), Pavel Brendl (Rangers de New York), sans oublier Jason Bonsignore (Oilers d’Edmonton), Alexandre Daigle (Sénateurs d’Ottawa), Scott Scissons (Islanders de New York), Daniel Doré (Nordiques de Québec), Gord Kluzak (Bruins de Boston), sans oublier Doug Wickenheiser (Canadiens de Montréal).

Tous des joueurs talentueux, des gars sélectionnés parmi les sept premiers, dont le potentiel n’a jamais pu être exploité de la bonne façon par des équipes trop pressées de remonter la pente.

Fort heureusement, les Sea Dogs de Saint-Jean ont pris les grands moyens pour éviter que Joe Veleno ne fasse pas partie de cette triste liste.

Un exemple que d’autres organisations auraient intérêt à suivre.

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