«Un peuple peut survivre à des siècles de défaites et d’oppression, mais il ne peut pas survivre à sa propre indifférence.» – Bernard Émond

Les propos anti-francophones polluent la section des commentaires du site web de la CBC suivant la publication d’articles concernant l’Acadie. Certains regrettent que la dispersion n’ait pas réussi à tout nettoyer. D’autres souhaiteraient que les Acadiens retournent au Québec ou encore mieux en France en ramenant les Québécois avec eux.

Le langage est parfois cru et haineux, certainement indigne du diffuseur national qu’est la CBC.

Certains attribuent le vitriol lancé par ces francophobes au climat économique et à l’austérité qu’il entraîne. D’autres y voient le résultat inévitable de la toile (internet), un mode de communication qui semble tout permettre. Le fait que les commentateurs n’ont pas besoin de s’identifier n’aide certainement pas.

Michel Doucet et Katherine d’Entremont en font les frais plus souvent qu’à leur tour. Mais toutes et tous y passent, gradués de l’Université de Moncton, revendicateurs provenant du secteur associatif et celles et ceux qui rêvent d’égalité et qui ont le front de le dire.

Certains médias ont carrément arrêté de donner aux internautes la possibilité d’afficher des commentaires sur leurs sites web. C’est notamment le cas du Toronto Star. La CBC a elle-même banni les commentaires liés aux articles traitant de dossiers autochtones, tellement le racisme y prenait une place. Il existe des moyens de modérer les propos haineux sans pour autant étouffer la liberté d’expression si précieuse à nous tous, mais la CBC hésite de les adopter.

Ce qu’il ne faut pas faire, c’est se taire. Si on peut toujours débattre de politiques et de lois, les principes et les droits durement acquis, eux, sont indiscutables.

Il ne faut jamais laisser une petite minorité de ratés de la société dicter comment des gens civilisés peuvent organiser les relations entre eux. Les effarés sont là pour rester, mais il serait impardonnable de les laisser établir le ton de nos relations avec nos voisins anglophones qui sont, en grande majorité, fiers du contrat social que nous avons conclu. Il ne faut jamais se laisser intimider par les dinosaures parmi nous.

Le bilinguisme officiel et la dualité consacrée en éducation sont les piliers de ce contrat social. La revendication du respect intégral de nos droits doit être poursuivie sans relâche.

De faire autrement serait de pécher par indifférence et ainsi, accepter de mourir.

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