Parlons un peu de l’édifice qui accueillait jusqu’à récemment la Moncton High School.

Je demeure à deux pas de là et, comme bon nombre de mes voisins, j’ai un tas de questions sur le projet de revitalisation dont on entend beaucoup parler dernièrement.

En gros, le groupe MH35, composé d’anciens politiciens et de citoyens, veut rénover l’édifice et le transformer en centre culturel. Il souhaite que la bibliothèque publique y déménage et soit son locataire principal.

MH35 tente de convaincre la population que c’est tout à fait logique, entre autres parce que l’ancienne école secondaire est dotée de grands terrains de stationnements.

C’est malin. On sait très bien que nous, les Monctonniens on a une peur bleue (et irrationnelle) de manquer d’endroits où parker notre char.

Le groupe a aussi présenté des images créées par des architectes pour nous montrer de quoi aurait l’air l’édifice si on y ajoutait un atrium vitré.

C’est bien beau, tout ça. Mais ça ne nous dit pas grand-chose. Plein d’éléments restent flous. Il faut aussi noter qu’un consultant s’est penché sur le dossier et a exprimé de sérieuses réserves.

On attend encore que les promoteurs de MH35 nous convainquent qu’il est préférable que la bibliothèque quitte ses locaux ensoleillés, récemment rénovés et situés au centre-ville pour élire domicile dans un vieil édifice qui a cruellement besoin de travaux majeurs.

On attend aussi de voir un plan détaillé et bien documenté qui démontre que le projet est viable à long terme.

Pendant ce temps, les choses évoluent hyper rapidement. Les promoteurs du projet et certains élus semblent très pressés de le faire aboutir le plus vite possible.

Je ne doute pas qu’ils aient à cœur la survie de l’ancienne Moncton High et qu’ils aient de bonnes intentions.

Mais n’aurait-on pas intérêt, collectivement, à respirer par le nez? Ça pourrait nous éviter de mauvaises surprises dans quelques années.

Il n’y a pas le feu. Ni la bibliothèque publique, ni l’édifice de la défunte Moncton High School ne vont disparaître demain matin. Comme on dit dans la région; Y’a pas de rush, slaquons à quarante.

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