J’ai eu le plaisir d’assister en compagnie de mon frère Marc au gala de boxe présenté au Centre communautaire Lions de Moncton, samedi. Je tenais à voir à l’oeuvre nos Acadiens Dominic Babineau, Julien (Julio Caesar) Collette, Annie Mazerolle, Guy Desforges et Marcel Maillet.

Certains combats m’ont laissé sur mon appétit, mais ç’a été dans l’ensemble un bon gala. J’ai particulièrement aimé le duel entre Annie Mazerolle et la Québécoise Vanessa Lepage-Joanisse. J’étais d’ailleurs convaincu que les juges allaient donner un verdict nul tellement le combat m’a paru serré.

Je peux par contre vous dire que mon frère a été particulièrement impressionné par Dominic Babineau, même si ça n’aura duré qu’un peu moins de 90 secondes. Babineau, je crois à son potentiel chez les professionnels depuis une dizaine d’années, à l’époque où il brûlait la boxe amateur.

À la suite de sa victoire expéditive contre Brad Young, Babineau se retrouve désormais au cinquième échelon du classement canadien des super-plumes.

Le surdoué de Richibouctou-Village remontera sur le ring, le 14 mai au Centre Aitken de Fredericton, contre un adversaire qui n’a pas encore été confirmé.

Selon ce que j’ai pu apprendre, Babineau (3-0-0) pourrait affronter soit le Torontois Stephen Zea (1-1-0) ou encore le Saskatchewanais Ian Abbott (1-0-0).

L’objectif du clan Babineau serait d’obtenir cet automne un duel contre l’Ontarien Josh O’Reilly (5-0-0). O’Reilly occupe en ce moment le troisième rang de la division canadienne.

Et si je me projette à plus long terme, disons en 2017, je ne serais pas surpris de voir Babineau affronter le Montréalais Kevin Lavallée (14-1-1), le principal aspirant des super-plumes. Et, qui sait, avec un peu de chance, nous pourrions voir d’ici deux ans Babineau se mesurer à l’Ontarien Logan McGuinness (23-0-1), l’actuel champion canadien.

Par ailleurs, j’ai également appris que Julien Collette aurait possiblement parlé trop vite en annonçant sa retraite après sa défaite par KO devant Doug Craswell. Même que Collette pourrait se laisser tenter de retourner sur le ring plus tard cette année.

Un retour dans le passé

Quand je regarde la liste des soldats avec lesquels Michel Therrien doit composer ces jours-ci, je ne peux m’empêcher de retourner 15 ans en arrière.

Lorsque Therrien a succédé à Alain Vigneault à la barre du Canadien pendant la saison 2000-2001, il avait dû se débrouiller plusieurs semaines, en raison des blessures, sans ses meilleurs éléments qui étaient à l’époque Saku Koivu, Brian Savage et Martin Rucinsky.

Therrien s’était alors tourné vers des joueurs de la trempe de Craig Darby, Chad Kilger, Jim Campbell, Éric Landry, Juha Lind et Christian Laflamme, entre autres. Tous ces bonshommes qui ont la particularité de ne pas avoir marqué l’histoire de l’équipe.

Mardi, dans le petit miracle de 4 à 3 réalisé face aux Ducks d’Anaheim, parce que P.K. Subban, Brendan Gallagher et David Desharnais brillaient par leur absence, Therrien a été obligé d’utiliser Alexei Emelin pendant plus de 28 minutes et Torrey Mitchell tout près de 20 minutes.

Et si on fait abstraction du but d’Alex Galchenyuk, les autres marqueurs ont été Mitchell, Mike Brown et Lucas Lessio. Sans oublier, bien sûr, les deux mentions d’aide de l’illustre Joel Hanley.

Tout cela pour vous dire que la profondeur de l’équipe n’a jamais paru aussi faible depuis 15 ans.

Je comprends maintenant un peu mieux pourquoi le directeur général Marc Bergevin se laisse pousser la barbe.

logo-an

private

Vous utilisez un navigateur configuré en mode privé ou en mode incognito.

Pour continuer à lire des articles dans ce mode, connectez-vous à votre compte Acadie Nouvelle.

Vous n’êtes pas membre de l’Acadie Nouvelle?
Devenez membre maintenant

Retour à la page d’accueil de l’Acadie Nouvelle