«Un homme n’est jamais si grand que lorsqu’il est à genoux pour aider un enfant.» – Pythagore

Le 18 février 2016, le ministère de la Santé a publié ses prévisions budgétaires pour l’année 2016-2017. À 2,58 milliards $, c’est de loin l’enveloppe budgétaire la plus importante du gouvernement provincial. Une très petite fraction de cette somme imposante sera dépensée pour étendre le «cadre de prestation des services intégrés centré sur les enfants et les jeunes.»

Cet investissement n’a pas fait les manchettes, mais il a le potentiel d’améliorer considérablement les services de santé mentale destinés aux enfants et aux jeunes. Le communiqué du ministère indique que l’extension se fera dans trois régions. Il existe déjà en «projet pilote» dans la péninsule acadienne et dans le comté de Charlotte depuis quelques années.

La prestation des services intégrés est une approche qui priorise la collaboration entre les intervenants. Elle vise à identifier les problèmes le plus tôt possible et assurer une plus grande coopération entre les professionnels qui œuvrent auprès des jeunes.

Les projets pilotes ont fait l’objet d’une évaluation rigoureuse. Elle fut menée par les professeurs Jimmy Bourque et Pierre-Marcel Desjardins de l’Université de Moncton. Et quoique celle-ci n’ait pas été rendue publique, il semble qu’elle démontre que les résultats sont plus que satisfaisants.

Le besoin reste criant. En 2006, le bureau de l’ombudsman a entrepris une importante enquête suite à l’examen de plaintes touchant des jeunes avec des besoins complexes. Ces jeunes et leurs familles avaient cogné à toutes les portes sans trouver de réponses adéquates. Sept jeunes ont été suivis pendant deux ans. Tristement, un d’entre eux s’est enlevé la vie avant la fin de l’enquête.

Des jeunes placés dans des chambres d’hôtel sans traitements réels; des services coupés à 16 ans; des enfants placés dans des centres de traitement pour adultes ou envoyés ailleurs pour être soignés, même aux États-Unis. Les sommes investies étaient souvent importantes et auraient mieux fait d’être dépensées pour améliorer les services chez nous.

Et ce n’est pas tout. Des jeunes se retrouvaient parfois devant les tribunaux pour des comportements visiblement causés par la maladie mentale. Hélas, ça arrive encore aujourd’hui.

La prestation des services intégrés ne réglera pas tout. Mais elle donne espoir, une denrée rare dans ce secteur si longtemps négligé.

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