Le hors-bord au service du pêcheur sportif

À quelques jours près de l’ouverture de la pêche au saumon et à peine à deux semaines de du début officiel de la pêche à la truite certains d’entre nous en seront à une mise au point de leur gréement. Cannes à pêche, hameçons, leurres, moulinets et filaments de tout acabit seront étalés et passés en revue tandis que d’autres s’attarderont au bon fonctionnement de leurs moteurs et de leurs embarcations.

En ce début de saison, la majorité des plaisanciers qui naviguent en mer sont encore en «phase dormante», de même que le ronronnement de leurs moteurs en-bords! Comme la majorité des embarcations qui remonteront les cours d’eau de nos rivières seront munies pour la plupart de moteurs hors-bords; faisons un survol de ces engins propulseurs.

N’étant absolument pas enclin mécaniquement, je m’en remets aux bons soins d’un expert en la matière pour m’assurer de nombreuses heures d’agrément. Nous sommes privilégiés dans la péninsule Acadienne de compter parmi nous un véritable «sorcier» de la réparation de tout genre de moteurs d’embarcations. Denis Vienneau surnommé et connu de tous sous le pseudonyme Corbeau, n’a pas son pareil au département des miracles mécaniques. Cet autodidacte de Tracadie, accompagné de son fils Daniel, multiplient les réparations de tout genre. Ce petit atelier à même sa propriété attire une clientèle au-delà de la péninsule Acadienne.

Il en ressort, suite à un entretien avec Corbeau, qu’en ce temps-ci de l’année, le plus clair de son temps est consacré à la réparation, la mise au point ou le remontage de moteurs deux temps ou quatre temps.

Peu importe le type de moteur, il est primordial de ne jamais le démarrer sans que le pied de l’engin ne soit submergé dans l’eau. Les risques de faire sauter la pompe à eau sont très grands et cette insouciance se traduira par des déboursés.

Les moteurs deux-temps sont moins capricieux que les quatre temps au chapitre de l’entretien. À l’automne il suffit de vérifier les bougies, changer l’huile du pied du moteur et d’asperger les pièces sous le capot en guise de procédure d’hivernation. Le moteur quatre temps nécessite la même procédure en plus d’un changement de l’huile du moteur et du filtre. Quoique moins polluant que le moteur deux-temps il ne faut jamais l’étendre à l’horizontale avec la poignée vers le haut, faute de quoi l’huile imbibera  les cylindres et rendra le démarrage impossible. Les moteurs quatre temps délaissent de plus en plus l’option des carburateurs en faveur de l’injection directe. Toute cette nouvelle technologie est loin d’être gratuite à l’achat ou à la réparation.

La question de l’heure serait sans doute; quel moteur monsieur Vienneau  utilise-t-il pour ses propres besoins? Eh bien, depuis 26 ans, son inséparable moteur deux temps, 30 chevaux Johnson and Johnson, dame le pion à bien des moteurs plus modernes.

Il y a quelques années, j’étais à la recherche d’une embarcation d’environ 17 pieds et d’un moteur deux temps et il m’avait conseillé de visiter le site des petites annonces. Je déniche un bateau de 17 pieds sur internet, dans une vente privée à Montréal avec un moteur 30 chevaux Johnson and Johnson datant du début des années 1990. Pas évident de se compromettre à un achat à une telle distance. Monsieur Vienneau a exigé que le vendeur enlève le capot du moteur et qu’il nous envoie de multiples photos sous différents angles. Après avoir visionné chacune des photos à l’ordinateur, il m’a dit: « achète ça pi ça presse ». Il faut être drôlement futé comme mécanicien pour en arriver à une telle conclusion. Je suis absolument ravie de mon achat! Je change l’huile du pied du moteur  chaque automne et c’est le cas de la dire : «tout baigne dans l’huile».

Comme plusieurs de la péninsule Acadienne, nous en profitons pour pêcher les rivières de même que de naviguer en mer en quête de maquereaux. Les moteurs, qu’ils soient deux ou quatre temps devraient faire l’objet d’une attention toute particulière après une sortie en mer. L’eau salée incite à la corrosion, c’est pourquoi après chaque sortie il est conseillé en arrivant chez soi de placer un dispositif épousant les deux entrées d’eau du pied du moteur. Le dispositif est relié à un boyau d’arrosage qui achemine l’eau au pied. Il est important alors de démarrer le moteur, de le mettre en marche avant et en marche arrière tout en d’observant l’écoulement d’eau par les deux ports d’évacuation supérieurs. On est ainsi assuré que le moteur a subi un bon rinçage de l’eau salée.

Semblerait que les moteurs d’aujourd’hui sont parsemés de gadgets électroniques les rendant moins robustes que les moteurs d’antan.

Peu importe le type de moteurs ou d’embarcations, la sécurité aquatique passe par le bon jugement de chacun. Soyez prudent sur nos plans d’eau en naviguant de façon sécuritaire.

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