Durant son ascension rapide en politique provinciale, Brian Gallant a beaucoup parlé de l’importance de l’éducation postsecondaire.

Ce n’était pas du tout surprenant de la part de cet ancien président de la FÉÉCUM et nouveau venu sur le marché du travail.

Aujourd’hui, après plus de un an et demi de règne libéral, force est de constater que Brian Gallant n’a pas encore livré la marchandise.

Son gouvernement s’en est pris à deux programmes aidant les diplômés. L’un a été dilué en catimini, tandis que l’autre a été supprimé. Il a justifié ces décisions en affirmant qu’il réinvestirait les sommes épargnées dans un nouveau programme d’aide.

Il a aussi gelé les subventions aux universités et limité l’augmentation des droits de scolarité. Cela a freiné la hausse, mais a mis des bâtons dans les roues des établissements d’éducation.

Une lueur d’espoir se pointe cependant à l’horizon, du moins pour les étudiants.

La semaine dernière, on a appris que le gouvernement annoncera au cours des prochains jours un nouveau programme d’aide aux étudiants qualifié d’«historique» par le premier ministre.

Une initiative bien ficelée redorerait le blason des libéraux et démontrerait que Brian Gallant ne riait pas dans sa barbe lorsqu’il disait vouloir favoriser le savoir et l’innovation.

Et si ce programme était un pétard mouillé? Bien des gens seraient déçus, mais les libéraux n’auraient pas vraiment à craindre de subir des conséquences négatives.

Il serait en effet surprenant de voir les étudiants monter aux barricades par milliers comme l’ont fait les aînés lorsque les libéraux ont annoncé des changements aux frais d’hébergement dans les foyers de soins.

Au Nouveau-Brunswick, les vieux ont pas mal plus de mordant que les jeunes. Ils votent en plus grand nombre, se mobilisent davantage et n’hésitent pas à hurler lorsque l’on touche à leurs acquis.

Brian Gallant, qui était à la tête d’une fédération étudiante il y a quelques années à peine, le sait très bien. Il peut dormir sur ses deux oreilles.

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