Est-ce qu’on a une poignée dans le dos, nous autres les amateurs de sport au Canada? Est-ce qu’on a l’air d’une valise?

Ça semble être comme ça que les bonzes des sports professionnels voient le marché situé au nord du 49e parallèle, comme un bon vieux sac de voyage qu’on sort du garde-robe quand on en a besoin.

Prenons d’abord les ligues majeures de baseball.

Montréal vient d’organiser deux autres parties impliquant les Blue Jays de Toronto dans un stade qui ressemble plus à une grosse bécosse qu’à un vrai stade de baseball.

Et pourtant, plus de 100 000 spectateurs ont franchi les tourniquets pour ces deux rencontres HORS-CONCOURS.

Un mouvement lancé par l’ancien joueur Warren Cromartie ne cesse de casser les oreilles des richissimes propriétaires et du commissaire pour les convaincre que Montréal est une bonne ville de baseball.

Pedro Martinez, un membre du temple de la renommée, est prêt à investir de l’argent de sa poche pour contribuer au retour des Expos.

Mais cela ne semble pas impressionner le bureau du commissaire, qui parle plutôt d’expansion au Mexique, et même à Puerto Rico.

Le marché américain avant tout!

Même chose au hockey.

Tout le monde dans l’univers sait que Québec mérite une équipe. la Ville a l’aréna, les amateurs, le propriétaire, les commanditaires et même la mascotte.

Mais M. Bettman semble branler dans le manche, comme pour laisser le temps à Seattle, Las Vegas, Houston, Portland, Kansas City et je ne sais trop qui de s’organiser, comme s’il voulait gagner du temps.

On semble encore utiliser Québec comme un levier pour faire monter les enchères ailleurs, comme pour s’assurer d’un plan B si jamais le plan A devait échouer.

Et quand on évoque la possibilité d’une expansion au Canada, c’est pour parler de … Hamilton!

Pardon?

Peut-on cesser de prendre les gens de Québec pour des citoyens de deuxième classe?

Mais bon, le mandat d’un commissaire américain, qui dirige une ligue essentiellement américaine, est de vendre le hockey aux États-Unis d’abord et avant tout.

Le Canada, c’est juste quand on n’a plus le choix, comme ce fut le cas avec Winnipeg.

À Moncton, on a vécu une peu la même chose avec l’illusion de la Ligue canadienne de football.

Plusieurs ont laissé planer la possibilité d’installer une équipe d’expansion à Moncton, alors que dans les faits, ce n’était simplement qu’un test, un test que Moncton a incidemment passé avec brio.

La LCF n’a jamais vraiment eu l’intention d’inclure la ville de George LeBlanc dans son cercle intime.

On attend tout simplement que la ville de Halifax construise son fameux stade.

C’est là qu’elle va être la prochaine expansion dans l’Est, contrairement à ce qu’on a laissé miroiter aux amateurs de football du Sud-Est du Nouveau-Brunswick.

Certains vont parler de clairvoyance et de digilence, mais ça ressemble plutôt à de la malhonnêteté, de l’avidité, de la cupidité, voire de la méchanceté pure et simple.

Est-ce qu’on peut arrêter de nous prendre pour des valises???

Attachez-moi, quelqu’un, avant que je pète une coche!

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