Beaucoup de pistes cette semaine, que je rassemble comme elles me viennent:

– Ô combien il est paradoxal ce grand feu de Fort McMurray, ville centrale au développement des gaz bitumineux de l’Alberta, l’El Dorado des Canadiens en mal de revenus décents. Comme si une diminution significative des prix du pétrole n’avait pas suffi, voilà la région accablée d’une destruction monstrueuse, nous renvoyant à la case départ, c’est à espérer, à une révision de notre conception même du développement et de la richesse.

– Parallèlement, je suis en train de lire le très bel et instructif album photo Lumières d’Afrique de la journaliste de Radio-Canada Sophie Langlois et du photographe Normand Blouin, livre qui nous a été présenté au récent Festival Frye. Sans minimiser la beauté qu’on y trouve malgré tout, cet album constitue une illustration puissante de la faillite de l’humanité, s’il en fallait encore une. La solution? Éducation, éducation, éducation.

– Et puis, nul besoin de se rendre en Afrique. Le Canada lui-même ne réussit pas à subvenir aux besoins élémentaires de tous ses habitants. Les repères des premiers habitants de ce grand pays ont été complètement bafoués, et, ne sachant plus où donner de la tête, nombre d’entre eux ne voient pas d’autre issue que de se donner la mort. La solution? Éducation, éducation, éducation.

– Éduquer, oui, mais comment? Le défi éducatif est immense et les décalages sont de tous genres, tant matériels que culturels. Est-ce que cela existe, un établissement où une personne peut apprendre comment enseigner en Afrique? Comment enseigner aux enfants des Premières nations? Comment mettre sur pied une école de fortune? Comment dispenser de l’éducation par petites bouchées, tout en donnant aux enfants le désir de revenir? Dans le nord de la France, par exemple, des écoles ont adapté leur programme pour accommoder les gens du voyage, les Roms. La matière s’enseigne sur des périodes de quelques semaines à quelques mois tout au plus.

– Enfin, pourquoi pas une faculté d’éducation spécialisée en enseignement in extremis? Et pourquoi pas à l’Université de Moncton, tant qu’à y être?

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