Le bras de fer opposant Rino Volpé au gouvernement libéral (qui l’a mis à la porte en 2014, quelques semaines après les élections) s’est poursuivi la semaine dernière.

Mercredi, en Cour du Banc de la Reine, les avocats de cet ex-PDG du Réseau de santé Vitalité ont tenté de convaincre la juge Tracey K. DeWare de rendre un jugement sommaire et d’accorder à leur client des dommages et intérêts de près de 1,3 million $.

Sans surprise, les avocates du gouvernement provincial ont argumenté que cette poursuite doit être réglée au terme d’un procès et que des témoins doivent être entendus.

Le gouvernement ne l’admettra pas ouvertement, mais il compte fort probablement sur le fait que plus les procédures s’étireront, plus leur adversaire risquera de jeter l’éponge ou d’accepter un règlement à rabais.

Il faut cependant réaliser que le gouvernement Gallant se trouvera dans une situation délicate, peu importe ce que décidera la juge.

Si elle donne raison à Rino Volpé avant la tenue d’un procès, les libéraux subiront un revers. C’est clair. Mais ils ne seront pas sortis du bois pour autant si la juge refuse la requête de jugement sommaire.

N’oublions pas que si un procès a lieu, on passera des heures et des heures à explorer les coulisses de cette controverse. Plusieurs brassées de linge sale seront lavées en public.

Les élections de 2018 approchent et on se doute bien que Brian Gallant a d’autres chats à fouetter et se passerait bien d’un procès médiatisé mettant en vedette des intervenants du système de soins de santé et du monde politique.

D’autant plus que son ministre de la Santé, Victor Boudreau, pourrait être appelé à témoigner.

Il risque de passer un mauvais quart d’heure s’il se retrouve entre les griffes de Ronald Caza, l’un des avocats de Rino Volpé.

Si l’on se fie à sa performance et au ton agressif que Me Caza a adopté mercredi dernier, on peut tenir pour acquis qu’il ne fera pas dans la dentelle lors d’un éventuel procès.

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