Ce n’est pas une surprise que le gouvernement Gallant ait décidé du maintien du moratoire sur la fracturation hydraulique pour une durée indéterminée. On ne pourra pas accuser les libéraux d’avoir fait un virage à 180 degrés dans ce dossier comme ça été le cas dans nombreuses autres affaires en litige.

Toutefois, le gouvernement Gallant aurait dû simplement annoncer que le développement de l’industrie du gaz de schiste au Nouveau-Brunswick est banni aussi longtemps qu’il sera au pouvoir. Étant donné que le terme moratoire dans la langue française signifie «délai», il serait plus approprié d’utiliser le mot bannissement concernant la fracturation hydraulique.

Les libéraux de Brian Gallant ont décidé dès maintenant de faire du gaz de schiste un enjeu pour les prochaines élections provinciales à l’automne 2018. Ils comptent de la sorte courtiser l’électorat du NPD et du parti vert. Plus que jamais, le débat entourant le gaz de schiste va relever de la politique partisane et non de la connaissance scientifique.

Pour leur part, les progressistes-conservateurs voudront sans doute faire du développement des ressources naturelles un des principaux éléments de leur plateforme électorale. Au train où vont les choses, ce n’est pas pour demain que le pétrole de l’Alberta sera acheminé par pipeline au Nouveau-Brunswick. La fermeture de la mine de potasse à Sussex devrait être prolongée pour une durée indéterminée.

Comme la situation économique de la province va continuer de se détériorer d’ici les prochaines élections, que la dette publique sera plus importante et que les coûts en santé vont augmenter de manière exponentielle, les électeurs vont se présenter aux urnes pour donner un autre mandat aux libéraux de Brian Gallant ou opter pour une autre direction offerte par les progressistes-conservateurs.

Les prochaines élections devraient porter sur des enjeux économiques. Toutefois, si le parti progressiste-conservateur n’arrive pas à se débarrasser de ses vieux démons linguistiques et qu’il choisit un chef qui veut mettre la clé dans le commissariat aux langues officielles, les libéraux seront dans une bonne posture pour rafler toutes les circonscriptions électorales francophones dans la province.

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