Pour plusieurs d’entre nous, le début septembre représente une période de rentrée, de retour, de renouvellement. Ah! Qu’il serait bon de l’entamer avec légèreté, lâchant prise du superflu dans nos esprits. Lâchant prise du passé, notamment des regrets et des sentiments de culpabilité.

Amorcer le mois de septembre avec souplesse et aisance nous permettrait de mieux canaliser notre énergie, créer plus d’harmonie et nous concentrer davantage sur nos vraies priorités.

J’aurais dû…

Prenez conscience de tous vos j’aurais dû…, en pensées ou en paroles, et broyez-les. Pareillement, ne négligez pas les je n’aurais pas dû…, de glorieux candidats pour la broyeuse. Ces phrases débordent de regret. Elles ne permettent pas d’apprendre et d’avancer. En effet, comment avancer si vous regardez derrière vous avec tant de regret? C’est fort pesant.

Voici quelques phrases que j’entends en consultation…

• «J’aurais dû lui dire comment je me sentais…»

• «Je n’aurais pas dû changer d’emploi…»

• «J’aurais dû faire plus d’exercice cette année…»

• «Je n’aurais pas dû choisir l’avortement…»

• «J’aurais dû passer plus de temps avec mon enfant…»

• «Je n’aurais pas dû conduire en état d’ébriété…»

Il n’y a pas de fin. Vous vous tourmentez et revivez les mêmes choix pénibles, les mêmes moments éprouvants, maintes fois – comme si une fois ne suffisait pas!

Vous avez à vous rappeler que vous avez pris la meilleure décision à ce moment, avec le temps que vous aviez pour le faire, avec la compréhension que vous déteniez et avec le discernement que vous aviez développé jusqu’alors. Lorsque cela est pleinement saisi, vous pouvez tirer des leçons de vos «mauvaises décisions». Si vous ne preniez que de «bonnes décisions», vous apprendriez peu sur vous-même et la vie.

Compassion de soi

La compassion de soi est de mise lorsque vous êtes tentés de tomber dans le piège de la culpabilité et du regret, surtout lorsqu’il s’agit de décisions significatives que vous avez prises (tel que l’avortement). C’est trop lourd de traîner cela partout, tout le temps. La lourdeur peut vous détruire. Sans compassion de soi, sans douceur, sans clémence, sans acceptation et sans pardon, vous pouvez facilement sombrer dans la dépression.

Avancer avec acceptation

Vous ne pouvez pas changer le passé. Tout le monde sait cela, pourtant, tous gaspillent tellement d’énergie à souhaiter voir un miracle. Je réitère, vous – ne – pouvez – pas – changer – le – passé. Puisque vous ne pouvez pas le changer, acceptez-le. Si vous avez fait du tort à quelqu’un, présentez vos excuses. Lorsque cela est possible, tentez de rectifier la situation. Puis pardonnez-vous d’avoir pris ce chemin. Sachez qu’il n’y a pas d’échecs, il n’y a qu’une variété d’étapes, d’épreuves et de leçons.

«La souffrance n’a rien à voir avec les événements, mais plutôt avec la réaction qu’on a à leur égard. Ce qui arrive, c’est ce qui arrive, tout simplement. Ta façon de réagir à ce qui arrive, c’est une autre histoire.»¹

Acceptons nos décisions du passé!

Défi de la semaine

Sur papier, prenez note de quelques regrets qui occupent un espace dans votre esprit. Quand vous serez prêt, lancez cette feuille dans un feu de joie de fin d’été. Dites adieu à ces regrets.

J’invite respectueusement vos partages et questions.
¹ Walsch, N. (1997). Conversations avec Dieu. Outremont (Qc): Ariane Éditions, p.107.