Gouvernement Gallant: un bilan décevant

Le gouvernement de Brian Gallant après deux ans au pouvoir affiche un bilan pour le moins décevant. Après tout, ce sont les libéraux qui dans leur plateforme électorale présentée à la population lors des élections provinciales du 22 septembre 2014 ont décidé de mettre la barre haute au niveau du contrôle de la dette publique et de la création d’emplois.

Une promesse phare de l’équipe de Brian Gallant était la mise en œuvre d’un plan de 6 ans pour renouer avec des budgets équilibrés en 2020. Contrairement à ce plan, la province va continuer d’empiler les déficits et la dette cumulée devrait atteindre les 14 milliards $ d’ici 2018 et cela malgré une hausse de la TVH de 2 %, et d’une augmentation des impôts pour les plus riches.

Où sont passés les 10 000 emplois promis par les libéraux au cours de leur mandat qui prendra fin en 2018? Avec une croissance économique qui n’est pas au rendez-vous, il est illusoire de penser que la machine à produire les emplois va redémarrer.

L’éducation et la santé sont les deux principaux postes budgétaires de la province. Le premier ministre Gallant n’a pas hésité pour des raisons de calculs politiques électoraux à court terme à décréter que ces deux secteurs étaient des vaches sacrées qu’il ne fallait pas toucher.

Le développement des ressources naturelles et plus particulièrement le dossier controversé du gaz de schiste a été mis au rencart par le gouvernement Gallant pour sa durée au pouvoir. Le moratoire indéfini concernant l’exploration et le développement de cette ressource est en réalité un pur bannissement que la population de la région de Sussex ne peut comprendre et encore moins accepter.

Les deux prochaines années s’annoncent cruciales pour le gouvernement Gallant qui devra se présenter devant les électeurs à l’automne de 2018. Le paysage politique ne devrait pas s’éclaircir et de gros nuages noirs vont s’accumuler au-dessus de l’édifice de l’Assemblée législative. Les partis d’opposition vont redoubler d’effort pour demander des comptes aux libéraux qui avaient promis en 2014 de remettre le Nouveau-Brunswick en marche.