Discours du Trône: du réchauffé

Le discours du Trône du gouvernement Gallant est dans l’ensemble du réchauffé. C’est sans surprise que les grandes priorités concernent les emplois, l’éducation et les soins de santé.

À moins que la croissance économique ne soit au rendez-vous d’ici les prochaines années, il serait surprenant que les créations d’emplois pleuvent dans la province. Au contraire, le vieillissement rapide de la population, la faible venue d’immigrants et l’exode des jeunes seront des freins supplémentaires à la création d’emplois.

La province n’a jamais autant investi en éducation et les résultats ne sont pas au rendez-vous. Pas besoin d’être un grand expert dans le domaine pour faire un lien entre le niveau socio-économique d’une population et la performance de son système éducatif. Ce n’est pas un hasard si le Nouveau-Brunswick est l’un des bons derniers de classe au pays lorsque l’on compare la réussite scolaire de ses élèves aux autres provinces.

La santé continue à être la vache sacrée du gouvernement Gallant. Encore là, l’augmentation des dépenses ne représente pas la solution aux problèmes auxquels doit faire face notre système de santé. Tout comme dans le secteur de l’éducation, le niveau socio-économique des citoyens constitue un élément déterminant de leur état de santé.

Le gouvernement Gallant affirme dans ce discours du Trône avoir au cours des deux dernières années entendu les gens du Nouveau-Brunswick. Il n’y a pas de mal à être à l’écoute de la population. Toutefois, imaginons un seul instant que le gouvernement réformateur de Louis J. Robichaud n’est pas fait preuve de leadership dans les années soixante pour amener la province dans le 20e siècle. Le programme de Chances égales n’aurait jamais vu le jour!

On a cherché en vain dans ce discours du Trône une mention sur les intentions du gouvernement Gallant de revoir notre mode de scrutin. S’agit-il d’une réforme tuée dans l’œuf?

Les discours du Trône sont en général des documents très généraux avec très peu de substance. Il faudra attendre le dépôt du budget au printemps prochain pour avoir une meilleure idée de l’état de la province.