Une mauvaise saison qui cache de belles histoires

C’est vraiment dommage que les Aigles Bleus de l’Université de Moncton connaissent une aussi mauvaise saison. C’est dommage parce qu’il y a plusieurs belles histoires dans cette équipe.

On pourrait parler de la renaissance de Jean-François Plante, qui est à la poursuite du record de buts en une saison (35) que détient Claude Vilgrain depuis la campagne 1984-1985.

Le joueur québécois compte présentement 26 buts en 24 rencontres. Il occupe le deuxième rang de la liste des meilleurs pointeurs du SUA, derrière Philippe Maillet, des Varsity Reds de UNB. Tout ça sans mentionner son jeu irréprochable en désavantage numérique.

On pourrait aussi parler du retour miraculeux de Carl Marois et de Sébastien Gauthier, deux joueurs qui se sont remis de blessures horribles. On a pratiquement dû reconstruire le visage de Marois, alors que Gauthier a subi une importante intervention chirurgicale au genou droit. Les deux ont raté la première moitié de saison du Bleu et Or.

On pourrait également parler des jumeaux Allain et Alex Saulnier, qui continuent à dominer offensivement. Même s’ils se retrouvent au sein d’une équipe qui n’a marqué que 72 buts en 24 rencontres cette saison, les patineurs de Cap-Pelé figurent encore parmi les meilleurs joueurs du circuit atlantique.

Allain occupe le deuxième rang sur un pied d’égalité avec son compagnon de trio Jean-François Plante (avec 36 points en 24 parties). Alex vient au sixième rang avec 30 points en 24 rencontres.

On pourrait aussi parler du défenseur Pierre Durepos, le général de la brigade défensive de l’équipe.

Le joueur acadien est fréquemment le meilleur joueur sur la patinoire. Il est non seulement efficace en défensive, il est également un rouage important du jeu de puissance de l’équipe de Serge Bourgeois.

Les trois joueurs mériteraient de terminer leur carrière universitaire sur un note positive, tout comme Steve Lebel, d’ailleurs.

Ce qui se passe est vraiment dommage parce qu’on sent que les joueurs donnent absolument tout ce qu’ils ont dans le ventre à chaque rencontre. On peut voir l’intensité dans leur visage chaque fois qu’ils sautent sur la patinoire.

Il n’y a pas beaucoup de passagers dans cette formation, contrairement à leurs petits cousins du Colisée.

Tout le monde donne le maximum, mais ça ne semble toujours pas suffisant.

L’U de M a déjà confirmé l’ajout de Joey Richard et de Matt Lapointe pour la saison prochaine. Deux gros bonhommes qui possèdent un bon flair offensif.

C’est un pas dans la bonne direction, mais on aura besoin de pas mal plus de munitions pour permettre à l’équipe de quitter les bas-fonds du classement du hockey masculin du Sport universitaire de l’Atlantique.

Sinon, les partisans de l’équipe qui restent devront s’habituer aux défaites.

Et ce serait vraiment dommage.