La lumière divine à l’U de M

Alléluia! La haute direction de l’Université de Moncton semble enfin avoir vu la lumière divine!

Les bonzes de l’U de M ont finalement réalisé que:

1- Le poste d’entraîneur et de directeur des opérations hockey doit être scindé en deux;

2- On doit injecter plus d’argent dans le programme pour être capable d’offrir des bourses plus alléchantes et aller chercher les meilleurs patineurs;

3- L’injection de capitaux dans le programme de hockey masculin doit être vu comme un INVESTISSEMENT, non comme une dépense;

4- On doit amener des hommes de hockey qui ont du vécu, autant au deuxième étage que derrière le banc;

5- On doit absolument avoir une approche professionnelle quant à la gestion de l’équipe.

C’était donc très rafraîchissant d’entendre le directeur des sports, Marc Boudreau, répéter ces points pratiquement un à un dans son discours, la semaine dernière.

L’embauche de Jean-François Damphousse est évidemment un très bon coup à tous les niveaux.

Les gens qui ont évolué comme joueur ou comme entraîneur aux niveaux supérieurs sont une race de monde différente. Ils agissent avec un calme et une prestance propre aux professionnels. Leur vécu leur permet également d’avoir une bonne idée de la route à emprunter pour connaître du succès.

C’est exactement ce que l’Acadien d’adoption apporte aux Aigles Bleus.

Il a été joueur, entraîneur, directeur gérant et propriétaire. Il connaît la game.

Il faudra maintenant que la direction de l’Université de Moncton lui donne les moyens de réaliser ses beaux projets. Sinon, on aura sacrifié la tête de Serge Bourgeois pour rien.

Plusieurs pensent que l’ancien entraîneur ne méritait pas de perdre son emploi et qu’il aurait très bien pu jouer un rôle important dans la suite des choses. Mais on a choisi de repartir à neuf dans une nouvelle direction.

Bourgeois a beaucoup d’amis à l’U de M et parmi les anciens. Ce n’est pas tout le monde qui est heureux de son départ, loin de là.

Un des mandats de Jean-François Damphousse sera justement de réconcilier les deux factions et créer une certaine unité dans ce qu’on appelle la grande famille des Aigles Bleus.

Parce que s’il échoue, il va découvrir que la grande famille peut rapidement devenir dysfonctionnelle.

Mais bon, pour le moment, tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Le premier gros test, ce sera l’embauche d’un nouvel entraîneur, préférablement quelqu’un qui a une bonne expérience au niveau professionnel ou junior majeur.

Le second, ce sera de combler les trous béants laissés par les départs d’Allain et d’Alex Saulnier, de Steve Lebel, de Pierre Durepos et de Mathieu Martin.

Mais faisons confiance au nouveau capitaine du navire.

Il a navigué – avec beaucoup de succès – avant aujourd’hui.

Le programme de hockey masculin des Aigles Bleus est en très bonne mains, celles d’un ancien gardien de but de la LNH.