Mini-scandales: ouin, pis?

Quelques tuiles se sont abattues sur le gouvernement Gallant au cours des derniers jours.

Et vous savez quoi? Ça ne leur fera pas très mal, ni dans les sondages ni lors des prochaines élections.

Il y a entre autres eu la démission du juge qui devait se pencher sur le scandale des évaluations foncières truquées. Puis la victoire de l’ex-PDG du Réseau de santé Vitalité, Rino Volpé, devant les tribunaux.

Ces affaires ont beau être intéressantes et importantes, elles n’auront probablement pas beaucoup d’impact sur la confiance des Néo-Brunswickois.

La raison est simple comme bonjour: elles ne passent pas le «test Tim Hortons».

Ce test, comme me l’expliquait en entrevue le politologue Geoff Martin il y a quelques semaines, n’est pas compliqué.

Pour savoir si un scandale risque de faire mal à un gouvernement, on n’a qu’à se demander s’il fera l’objet de discussions animées au café du coin.

Si la réponse est oui, les élus sont dans l’eau chaude, sinon ils peuvent dormir tranquilles.

Le scandale des évaluations foncières truquées comme tel passait ce test. Fredericton avait commis une bourde en inventant des rénovations pour piger dans les poches des propriétaires. C’était simple et ça touchait de nombreuses personnes.

Mais les affaires des dernières semaines sont pas mal plus éloignées des préoccupations des citoyens.

Ce ne sont pas des sujets qui ont beaucoup de traction, du moins pas chez les électeurs qui ne passent pas le plus clair de leur temps dans les bulles médiatiques et politiques.

On ne le dit pas assez souvent, mais les journalistes, les élus et les mordus de politique prêtent beaucoup plus attention à ces histoires que le reste de la population. Cela les amène souvent à surestimer leur portée réelle.

Les autres partis ne devraient sans doute pas trop se fier sur ces mini-scandales pour tenter de ravir des votes aux libéraux.

Rien ne les empêche de narguer un peu Brian Gallant et son équipe avec tout ça. On s’entend qu’ils ne se gênent pas, mais le rapport effort-récompense risque de ne pas être très avantageux.