Pénurie d’âmes charitables

Les bénévoles, c’est souvent la colonne vertébrale d’une société. C’est encore plus vrai dans le monde du sport.

Sans bénévoles, ce serait absolument impensable de tenir des événements d’envergure, ou même de simples compétitions locales ou régionales.

La présence de gens qui sont prêts à donner de leur temps sans rien demander en retour est cruciale pour tous ceux qui veulent permettre aux jeunes de bouger et de se dépasser en se mesurant à leurs pairs.

Sauf que lorsqu’on parle de sports pour les jeunes handicapés, c’est souvent une autre paire de manches.

L’argent des différents niveaux de gouvernement et les bénévoles sont habituellement faciles à trouver quand vient le temps d’organiser une compétition qui va faire rayonner une communauté ou une province.

Mais quand il s’agit de sports para, c’est pas mal moins évident.

On en a eu un autre exemple cette semaine avec le cri du coeur de Brenda Thériault, qui cherche désespérément des bénévoles pour développer le programme Power Soccer au Nouveau-Brunswick.

Les jeunes sont là, l’équipement aussi, mais on a besoin de gens qui sont intéressés à donner un coup de main afin de permettre aux jeunes en fauteuil électrique de jouer au soccer.

Cette pénurie d’âmes charitables n’est heureusement pas généralisée.

L’ouverture du Champ de Rêves, lundi à Moncton, est un gros pas dans la bonne direction.

Ce beau projet de plus d’un demi-million de dollars permettra à de nombreux jeunes handicapés de pratiquer leur sport favori.

Il faut saluer l’implication et le dévouement de bénévoles comme Pat et Charline Godin, qui n’ont jamais compté les heures depuis plusieurs années pour donner aux jeunes l’occasion de bouger et de faire du sport.

Il faut aussi mentionner l’implication des joueurs des Fisher Cats – et du directeur général Jody Cole – qui ne se font jamais tordre un bras pour sauter sur le terrain avec les jeunes chaque lundi soir.

C’est la preuve qu’avec un peu d’aide au niveau financier et des gens qui sont prêts à aider, on peut accomplir de grandes choses.

Il suffisait de voir les sourires sur les visages de tous ces jeunes lundi pour réaliser à quel point ce genre d’initiative est importante.

Mais mettre sur pied ce genre de projet, ça prend d’abord et avant tout des bénévoles.

Des gens comme Rhéal Hébert, à l’école de Grande-Digue, ou Ronald Pépère Boîte à lunch Cormier, qui permettent non seulement d’amasser de l’argent pour aider les jeunes les plus démunis de leur communauté, mais qui offrent en plus à de nombreux élèves à besoins spéciaux la chance de faire du sport.

Ils sont bien sûr entourés de plusieurs bénévoles qui font une grosse différence.

Mais ce n’est jamais suffisant.

Les besoins sont toujours là et ils vont continuer d’augmenter.

Alors, levez-vous donc de votre chaise et allez donc donner quelques heures à des organismes qui vont certainement vous accueillir à bras ouverts.

Brenda Thériault, Pat Godin, Rhéal Hébert, Jody Cole, Jeff Agnew, Charline Allain Godin, Ronald Cormier, Josh Dennis, Paul Raglione et plusieurs centaines d’autres l’ont fait.

Pourquoi pas vous?