Un autre mandat pour Brian Gallant?

Les libéraux de Brian Gallant pourront-ils obtenir un second mandat lors des élections de septembre 2018?

Avant la défaite historique du gouvernement libéral de Shawn Graham, en 2010, la norme dans la province était la réélection des gouvernements en place pour deux, trois, voire quatre mandats consécutifs.

Lors des élections de 2014, les progressistes-conservateurs de David Alward ont mordu eux aussi la poussière après quatre ans au pouvoir.

L’affaiblissement du système de partis et un électorat de plus en plus volatil conjugués à une situation économique difficile dans la province font en sorte que le pouvoir à Fredericton est devenu une porte tournante.

Comme ailleurs dans le monde où l’économie se porte mal et le chômage est élevé, le Nouveau-Brunswick semble, après des décennies de stabilité politique, entrer dans une zone de turbulence.

Le vieillissement rapide de la population néo-brunswickoise avec son effet négatif sur la croissance économique et l’explosion des coûts en santé va rendre très difficile le maintien au pouvoir des gouvernements. L’ère des gouvernements d’un seul mandat pourrait très bien s’installer dans la province.

Forts de l’appui massif des Acadiens et des francophones, les libéraux de Brian Gallant devront maintenir leurs sièges dans les régions anglophones s’ils comptent conserver le pouvoir.

Plusieurs circonscriptions libérales sont vulnérables particulièrement à Saint-Jean et à Fredericton.

Avec une petite majorité de 71 votes dans sa circonscription de Saint John Harbour, on peut comprendre pourquoi le ministre Ed Doherty a conservé son poste malgré le scandale de l’évaluation foncière.

D’autres députés libéraux qui ont reçu une très faible majorité en 2014 devront mettre les bouchés doubles pour conserver leur siège. On peut penser aux circonscriptions de Charlotte-Campobello et de Fredericton-Nord

Les progressistes-conservateurs voudront sans doute prendre leur revanche dans Shippagan-Lamèque Miscou où l’ancien ministre Paul Robichaud a perdu son siège par 44 votes aux mains du candidat libéral. Ils devront aussi redoubler d’efforts pour garder plusieurs circonscriptions remportées par de très faibles majorités. C’est le cas notamment dans Fredericton-Grand Lake où Pam Lynch a conservé son siège avec une majorité de 73 votes.