Les affaires sont les affaires, amen!

N’étant pas dans le secret des dieux, l’éboulement qui a fait trembler le Sanctuaire Sainte-Anne-du-Bocage de Caraquet, tel que je l’ai perçu dans les médias asociaux du moins, me semble être le résultat de mauvaise volonté de part et d’autre.

Monseigneur Daniel Jodoin, évêque de Bathurst, serait encore une fois le mauvais élève, à moins qu’il ne soit en réalité que mauvais acteur. Oui, l’épisode s’agrippe à lui comme une bonne réalité-fiction.

La gestion d’un petit morceau de terre investi d’une symbolique religieuse et patrimoniale/territoriale ressemble étrangement au conflit israélo-palestinien. On sent qu’il y a eu coups bas donnés et reçus des deux côtés et que le conflit s’est envenimé, c’est-à-dire que le serpent a craché son venin. Mais malgré des siècles et des siècles d’études des civilisations anciennes et archi-anciennes, nous ne connaissons toujours pas la portée symbolique réelle du serpent.

Nous sommes ici en pleine lutte de pouvoir entre l’Église, le pouvoir officiel et un comité de bénévoles outillés pour prendre les choses en main, le pouvoir effectif. Comment l’Église parviendra-t-elle à s’imposer? Sommes-nous encore sous l’emprise du pouvoir religieux ou défendons-nous le travail de notre Acadie efficace, celle qui réalise des choses, celle qui veut et peut prendre les/des choses en main.

Qui sont ces bénévoles outillés? Ce sont tous ces Acadiens et toutes ces Acadiennes qui n’ont cessé d’approfondir et d’élargir le sillon de l’Acadie moderne; qui ont fréquenté puis pris en charge le programme éducatif acadien (un travail sans relâche); ce sont ceux et celles qui, au fil des ans, ont créé des pôles économiques attractifs et des modes de vie de qualité dans tous les coins de l’Acadie; ceux et celles qui se sont investis dans des dizaines et des dizaines de milliers d’œuvres, toutes nécessaires à la définition de qui nous sommes; ou encore, tous ceux et celles, nos artistes en sus, qui ont propulsé de quelque manière que ce soit le branding Acadie.

Ne pensez-vous pas que l’on est capable de gérer un petit cap, quelques pierres tombales patrimoniales et une chapelle, sans profaner l’Église?